Le 3 juin 167*2 : Lettres historiques, tome I, p
A. Pris le 22 juin 1672 : Gazelle, p. 65.3 et 655.
5. Archives de la Bastille, tome IV, p. 60 et 62-65. Le comte de Tavannes écrit encore à Bussy, le 9 janvier suivant : « On ne parle à présent que de la querelle du chevalier de Lorraine avec M. de Rohan ; on a si bien fait, par les contes qu'on a faits, qu'on a quasi rendu cette querelle immortelle. » (Correspondance de Bussy, tome H, p. 196.) M. de Rohan était allé attendre le chevalier hors frontières, voulant se battre avec lui. 11 fallut que le Roi intervînt (Lettres de Mme de Sévigné, tome III, p. 189).
6. Gazelle, 1673, p. 586,612,614, 621, 661, et 1671, p. 443, 518, 541, 542;
7. Gazelle, 1677, p. 31 1, 318-324 et 338 ; Lettres historiques, tome III, p. 262.
8. L'abbé d'Harcouit, Raymond-Bérenger de Lorraine-Armagnac, qui se démit en sa faveur (Gallia christiana; Ormesson, tome M. p. 581).
Roi, jouissant déjà d'une belle réputation comme chasseur1; niais le duc de la Rochefoucauld l'emporta sur lui.
M. de Marsan no fut pas moins favorise que son frère. J'ai dit qu'il suivit le Roi comme aide de camp8; on lui donna, en avril 1675, le justaucorps brodé (le chevalier Philippe en avait un depuis huit ans), et l'on v ajouta une pension de dix mille livres sur l'évêché de Châtions, puis une seconde de neuf mille livres, sur le Trésor royal. Nous avons vu, dans ce volume même, quelle estime tout exceptionnelle le Roi lui témoignait à chaque occasion s.
Quant à d'Eftiat, si bien traité par le Roi en 1677, ce fut lui que Monsieur envoya à Madrid, en 1679, pour complimenter Charles II sur son mariage.
Les Beuvron eux-mêmes, c'est-à-dire le chevalier et Mlle de Théobon, qu'il avait épousée en secret, eurent leur part des bienfaits grâce à la seconde Madame et malgré les persécutions de Monsieur; leurs pensions furent portées de quatre à huit mille livres pour elle, de trois à six mille livres pour lui, et enfin ('levées à un total de vingt mille livres, lorsqu'ils déclarèrent leur mariage4.
A part les « brouilleries de jalousies horribles » et les disgrâces passagères dont il a été parlé plus haut5, tout ce monde, gorgé d'argent, de charges et de bénéfices, continua à jouir « d'une considération, d'une distinction, et d'un crédit presque aussi marqué de la part du Roi que de celle de Monsieur6. » Le chevalier de Lorraine et le marquis d'Eftiat en obtinrent une dernière consécration lors de la promotion de 1688. Madame Palatine écrivait, à cette occasion7 : <• On m'a dit en confidence que le véritable motif pour lequel le Roi traite si bien le marquis d'Eftiat et le chevalier de Lorraine, c'est qu'ils ont promis d'amener Monsieur à demander humblement au Roi de marier les enfants de la Montespan avec les miens.... On dit que d'Eftiat a la promesse d'être fait duc, et que le chevalier recevra de fortes sommes d'argent**. » ("est pour le même motif, a dit Saint-Simon9, que Beuvron et sa femme étaient comblés, eux aussi, de prévenances et de bienfaits.