‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 55 sur 548 · Ni si rustre, ni si noble · texte numérisé non relu

Ni si rustre, ni si noble

o. Lisez : Tigny (aujourd'hui Tigné), en Saumurois, qui était la principale terre de cette branche des d'Aubigny depuis -1620, tandis que celle de Teligny appartenait aux Cordouan de Langey. Tigné est à trente kil. 0. de Saumur, et l'on y voit encore l'ancien château restauré.

6. Urbain d'Aubigny, seigneur de la Touche et baron de Tigny, eut de Marie Gabriau, parente de l'avocat Riparfons que nous avons vu parler pour les ducs et pairs contre M. de Luxembourg (dans le tome H, p. 70 et suivantes) : 1° Louis d'Aubigny, dit le marquis de. Tigny, qui épousa modestement une demoiselle Petit de la Guerche, et duquel Dangeau lui-même ne dit mot, mais dont le fils parvint au grade de lieutenant général, sous le titre de comte d'Aubigné, et continua le nom ; 2° Claude-Maur d'Aubigny, notre prélat.

7. Diminutif déjà rencontré au tome V, p. 308. « Petite chaumière, » dit l'Académie de 1718. On se rappelle la « chaumine enfumée » de Rabelais et de J. de la Fontaine (Œuvres de ce dernier, tome I, p 107).

messager1, et fit aussi2 connoissance avec le prélat et sa royale pénitente3. Celui-ci se trouva un compère délié, entendu et fin, qui gouverna son frère, et suppléa tant qu'il put à ses bêtises4. Monsieur de Chartres, qui voulut décrasser son disciple, le prit avec lui, le fit son grand vicaire, et ce bon gros garçon, sans avoir pu rien apprendre en si bonne école que des choses extérieures, fut nommé I évèque de iSoyon3, où sa piété et sa bonté se firent estimer, et ses travers et ses bêtises détester, quoique parées par son frère, qui ne le quittoit point, et qui étoit son tuteur".

M. le cardinal deNoailles, depuis peu revenu de Rome7, Mlle Rose, chassa de son diocèse Mlle Rose \ célèbre béate9 à extases, be**e

extraordinaire.

1. « Messager est celui qui est établi pour porter ordinairement les paquets et les hardes d'une ville à une autre : il s'en est allé par le messager, par la voie du messager. » (Académie, 1718.)

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