Après faite, il a biffé d'un curé
11. Paraza, et non Parazar, commune du département de l'Aude, au N. 0. de Narbonne, sur le canal de Languedoc, était le fief d'une famille parlementaire nommée Jongla, et le curé en question, qui, ayant un bénéfice outre sa cure de Toulouse, avait néanmoins vécu dans la
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curé de quitter son bénéfice, de venir à Paris, et de se faire religieux de la Trappe. Ce dernier point, elle eut une peine extrême à le gagner sur lui, et il a souvent dit, avant et depuis, qu'il s'étoit fait moine de la Trappe malgré lui '. Il le fut bon pourtant, et si bon, que, M. de Savoie ayant, longtemps depuis, demandé à Monsieur de la Trappe un de ses religieux par qui il put faire réformer l'abbaye de Tamiers2, celui-ci3 y fut envoyé pour exécuter ce projet, et en fut abbé*. 11 y réussit si bien, que M. de Savoie, atteint alors d'un assez long accès de dévotion, le goûta fort, fit plusieurs retraites à Tamiers, et lui donna institution toute sa confiance. De là est, pour ainsi dire, né cet ad- >ar M* Dusuet* mirable ouvrage de Y Institution d'un prince5, de M. Du-
clébauche, et en était même resté malade, prit le nom d'Arsène à la Trappe. Son frère le conseiller s'appelait Jean de Jougla.
1. Sa maladie avait fait longtemps hésitera le recevoir à la Trappe. Sa conversion et son entrée au couvent, sous l'impulsion de la Béate, ont été racontées par lui-même, dans une suite de lettres imprimées en 1701 ; voyez ci-après, appendice IX, p. 497 et suivantes.
2. Cette abbaye subsiste encore sur la route de montagne qui porte le nom de col de Tamiers ou Tamié, à une faible distance d'Albertville, et elle est devenue, française par l'annexion de la Savoie.