La première lettre de Tamiers corrige un P
4. Ceci se trouve en contradiction avec le récit des biographes du temps. Selon l'abbé Goujct, dans la Vie de Duguet imprimée en 1741, p. 47-52, celui-ci écrivit l'Institution pour le fils du duc qui fut plus tard roi de Sardaigne sous le nom de Charles-Emmanuel. Dans le Moréri, nous lisons : « M. Duguet étant, vers 1715, dans l'abbaye de Tamied, dans les États de Victor-Amédée, roi de Sardaigne, nouvellement réformée par l'abbé de Jouglas (sic), il eut l'honneur d'y avoir plusieurs conférences fort longues avec le roi, de qui il avoit l'avantage d'être connu, puisqu'il avoit fait, avant que d'aller en Savoie, le traité de VInstilution d'un prince pour le fils aîné de ce souverain. » Mais ce fils serait, par les dates que Saint-Simon va donner, celui que nous avons vu naître en 1699, et qui mourut avant son père (ci-après, p. 90, note 3), et non le puîné Charles-Emmanuel, qui fut duc d'Aoste avant de relever le titre de prince de Piémont et de devenir héritier de la couronne. « M. Duguet, ajoute encore le Moréri, avoit fait aussi pour le duc de Savoie un autre traité plus étendu sur la religion. » Selon la préface, de l'éditeur de 1739, dom Arsène obtint de Duguet qu'il écrivit un traité d'éducation pour le prince, mais à condition que le livre serait présenté comme l'œuvre de l'abbé, et qu'il signerait même les dédicaces au prince et à son père. Le secret aurait été gardé religieusement.
5. Voyez l'analyse de ce livre dans V Étude sur Duguet, par M. Paul Chételat (4877), p. 228-318.
prince électoral de Bavière' petit-fils de l'empereur Léopold, et la mort du roi d'Espagne Charles II2, dans le temps que M. de Savoie se flatta que cette immense succession regarderait le prince de Piémont qui est mort avant lui3; et toutefois, à la lire, qui ne soupçonnerait qu'elle est faite d'aujourd'hui, c'est-à-dire1 vingt-cinq ans après la mort de Louis XIV3, qu'elle a commencé à paraître, quelques années depuis la mort de l'auteur6, et à l'instant défendue, pourchassée, et traitée comme les ouvrages le plus pernicieux, qui toutefois n'en a été que plus recherchée et plus universellement goûtée et admirée ".