La première lettre d'encore surcharge une m
4. Il était haï de. tous, selon les favoris qui obtinrent sa relégation (recueil Hippeau, tome II, p. 460-463), et, en décembre 1700, il avait fait bannir le premier inquisiteur pour une querelle de préséance.
5. « On dit d'un homme qui fait les fonctions publiques de sa charge avec nue gravité affectée que c'est un homme qui sait bien tenir sa morgue. Il est bas. » (Académie, 1718.)
6. A cette époque, Blécourt le dénonça comme tout acquis à la reine.
7. Quoique Saint-Simon ait encore parlé ailleurs (tome XVII, p. 409 et 429) du punlo et du parti qu'il en sut tirer, il ne daigne pas expliquer le sens de ce mot tout local. Selon le dictionnaire de l'Académie espagnole, c'est notre « point d'honneur. » Dans une lettre à Mme de Maintenon (recueil Bossangë, l^u26, tome III, p. £43), la princesse des
courage, acheva d'allumer la colère du cardinal, ennemi de toutes les créatures de la reine, et passionné de le leur faire sentir. D'ailleurs, comme assuré de toute l'autorité séculière, et pour bien longtemps sous un prince aussi jeune et étranger qui lui devoit tant, il ne pouvoit souffrir la puissance ecclésiastique dans un autre, et avoit un désir extrême de les réunir toutes deux en sa personne par la charge de grand inquisiteur' : tellement qu'encouragé par l'exil de la reine qu'il venoit d'emporter, il s'aventura d'exposer l'autorité naissante du roi en lui demandant l'exil du grand inquisiteur. M. d'Harcourt, son ami, et qui le connoissoit bien, n'eut garde de s'opposer à un désir si ardent et si causé'2, et, quoique le roi eût déclaré qu'il ne disposeroit d'aucune chose, ni petite ni considérable, qu'après son arrivée à Madrid, de l'avis de M. d'Harcourt, il envoya au cardinal l'ordre qu'il demandoit par son même courrier1. Mendozze, qui sentit bien
Ursins dit : « Quand les dames de la reine n'obtiennent pas les grâces qu'elles lui demandent, elles s'en plaignent hautement, en disant que le refus qu'on leur fait est absolument contre leur punto. »
1. Arias et Portocarrero étaient à deux pour briguer cette succession, comptant l'un et l'autre que le Pape se prêterait à leur nomination.