‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 74 sur 548 · Le manuscrit porte : luy · texte numérisé non relu

Le manuscrit porte : luy

2. En une autre occasion, à propos de grands invités à manger avec lui à la chasse, le jeune roi répondit {Damjeau, p. To^i que, « dans les choses où il s'agiroit de la grandeur de la monarchie, il suivrait exactement l'étiquette du palais, mais qu'il s'en vouloit dispenser quand il ne s'agiroit que de procurer à des gens comme eux des commodités et des agréments. »

3. « On mande qu'il est adoré en ce pays-là, et qu'il commence déjà à remettre beaucoup d'ordre dans les affaires du royaume. » ( Ibidem.}

4. En dehors de la lettre de remerciement très chaleureuse, mais officielle, que Louis XIV lui avait écrite le 18 novembre (recueil Hippeau, tome II, p. 312), l'instruction remise à Louville (dans ses Mémoires secrets, tome I, p. 39) portait : « Le roi doit donner sa principale confiance au cardinal Portocarrero : il la mérite ; mais il ne. doit pas le nommer premier ministre. Après le cardinal, le duc de Montalto et don M. Arias méritent le plus de confiance. »

6. De corrige du, et ensuite Evesq. est en interligne, au-dessus d'Arcli., biffé.

7. Balthazar de Mcndoza : tome VII, p. 313. Voyez ci-après, p. 531- 832, appendice XIII le Portrait de la cour d'Espagne en 1701. Cette maison, qui prétendait descendre du Cid, se divisait en Snntillane. Mondejar, Priego, Infantado, etc.

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royale, et que le Pape confère sur la présentation du roi '. Mendozze étoit un homme de qualité distinguée, mais un assez pauvre homme, qui n'avoit rien commis de répréhensible, ni qui pût même donner du soupçon2. Il ne méritoit pas une si grande place; mais il méritoit encore3 moins d'être chassé1. Son crime étoit d'être parvenu à ce grand poste par le crédit de la reine, qui avoit fort maltraité le cardinal durant son autorité, et, après la chute de sa puissance et la mort de Charles II, le grand inquisiteur avoit tenu sa morgue5 avec le cardinal, qu'il n'avoit pas salué assez bas dans l'éclat où il venoit de monter6. Ce \mnto~ espagnol, qui pouvoit être loué de grandeur de

1. Ce détail n'est pas tiré du Portrait de la cour d'Espagne, p. 531. Saint-Simon considérait l'Inquisition espagnole connue « abominable devant Dieu et exécrable aux hommes, » et il estimait que rien n'était plus redoutable que sa toute-puissance et sa cruauté: tomes IX de 1873, ]>. 27, XIV, p. 274 et 277-278, XVIII, p. 163-164, etc. Au point de vue politique, Louis XIV, lui non plus, n'admettait pas qu'un personnage de si grande autorité que l'inquisiteur général, et ne dépendant que de Rome, subsistât à côté du roi : voyez ses Œuvres, tome VI, p. 124-125; et l'on peut se souvenir qu'en 1697 (tome IV, p. 153), une des premières mesures du duc de Vendôme entrant dans Barcelone avait été d'y supprimer l'Inquisition. Néanmoins, les instructions rédigées par M. deBeauvillier pour Philippe V (recueil Hippeau, tome II, p. 521) lui recommandèrent d'avoir une grande retenue sur tout ce qui regardait une institution si révérée en Espagne, et de tâcher seulement d'en tempérer les excès.

2. Il avait été fort tracassé l'année précédente, lors du changement de confesseur (Mémoires de Louville, tome I, p. 80).

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