‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 102 sur 556 · Mme de Chamilly. — 5. On ne lui connaît que deux fils · texte numérisé non relu

Mme de Chamilly. — 5. On ne lui connaît que deux fils

6. Comparez la suite des Mémoires, éd. 1873, tome VII, p. 472,

Félix, premier chirurgien du Roi, mourut vers ce temps- Mort (le

i> i 1 • ni • j «j ' . ix*- i Félix. Marescha

la , laissant un fils qui n avoit point voulu tater de sa prCmier profession2. Fagon, premier médecin du Roi, qui avoit chirurgien toute sa confiance et celle de Mme de Maintenon sur leur du Roi

on sa placo ;

santé3, mit en cette place Mareschal, chirurgien de la son caractère. Charité4 à Paris, le premier de tous en réputation et en habileté, et qui lui avoit fait très heureusement l'opération de la taille5. Outre sa capacité dans son métier6,

1. Dangeau, p. 199, 25 mai : « M. Félix, premier chirurgien du Roi, mourut aux Moulineaux. S. M. le regrette fort; c'étoit le plus habile homme de sa profession, et il avoit beaucoup de mérite d'ailleurs. » Comparez les Mémoires de Sourch.es, p. 95, et le Mercure du mois, p. 366-368. Boileau écrivait à Brossette, le 3 juillet suivant {Correspondance, p. 144 et 147) : « La mort de M. Félix m'a d'autant plus douloureusement touché, que c'est lui, pour ainsi dire, qui s'est tué lui-môme en se voulant sonder pour une rétention d'urine qu'il avoit. Nous nous étions connus dès nos plus jeunes ans. Il étoit un des premiers qui avoit battu des mains à mes naissantes folies, et qui avoit pris mon parti à la cour contre M. le duc de Montausier. Il a été universellement regretté, et avec raison, puisqu'il n'y a jamais eu d'homme plus obligeant, plus magnifique et plus noble de cœur. »

2. Charles-Louis Félix, né à Paris le 29 juillet 1676, avait eu depuis 1690 la survivance de la charge de premier valet de la garde-robe achetée par son père, depuis 1697 la charge de contrôleur général de la maison, et, en 1699, il s'était marié avec une fille du joaillier Montarsy. A la mort de son père, sa mère et lui eurent chacun une pension de trois mille livres (01 47, fol. 104, 20 juin; Journal de Dangeau, p. 218; Mémoires de Sourches, p. 107). Il ne mourut que le 27 juillet 1749, étant encore contrôleur général de la maison du Roi et secrétaire du grand maître.

Page 1