‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 104 sur 556 · Tome IX, p · texte numérisé non relu

Tome IX, p

6. Il s'agit maintenant de Mareschal. Ses provisions, du 14 juin, se trouvent dans le registre de la maison du Roi coté 01 47, fol. 96. Voyez le Journal de Dangeau, tome IX, p. 212, les Mémoires de Sourches,

c'étoit un homme qui, avec fort peu d'esprit, avoit très bon sens, connoisoit bien ses gens, étoit plein d'honneur, d'équité, de probité, et d'aversion pour le contraire, droit, franc et vrai, et fort libre à le montrer, bon homme et rondement homme de bien1, et fort capable de servir, et, par équité ou par amitié, de se commettre très librement à rompre des glaces auprès du Roi quand il se fut bien initié; et on l'étoit bientôt2, dans ces sortes d'emplois familiers auprès de lui. On verra dans la suite que ce n'est pas sans raison que je m'étends sur cette espèce de personnage des cabinets intérieurs, que sa faveur laissa toujours doux, respectueux, et, quoique avec quelque grossièreté, tout à fait en sa place3. Mon père, et moi après lui, avons logé toute notre vie auprès de la Charité'. Ce voisinage avoit fait Mareschal le chirurgien de notre maison ; il3 nous étoit tout à fait attaché, et il le demeura dans sa fortune. Je me souviens qu'il nous conta, à Curieux fait Mme de Saint-Simon et à moi, une aventure qui lui arriva, d un voyage ej. 0-uj mérite d'être rapportée. Moins d'un an depuis0

de Mareschal à

Port-Royai-des- qu'il fut premier chirurgien, et déjà en familiarité et en

tome VIII, p. 104, et le Mercure de juin, p. 325-326. Les appointements n'étaient que de quinze cents livres, avec milles livres de gages.

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