En 1699, et non en
d'Aubigné.
Aversion du Roi
revenue à la disposition du Roi par la mort de Félix1, qu'elle appela Pontalie2, fit du bruit, et marqua combien elle étoit bien avec le Roi. Ce lieu devint à la mode ; Mme la duchesse de Rourgogne, les Princesses l'y allèrent voir, et assez souvent3. N'y étoit pas reçu qui vouloit, et le dépit que Mme de Maintenon en avoit, mais qu'elle n'osoit montrer, ne fut capable de retenir que bien peu de ses plus attachées, qui même, sur les propos du Roi à elles dans l'intérieur, et sur l'exemple de ses filles, n'osèrent s'en dispenser tout à fait; et le Roi, jaloux de montrer qu'il n'étoit pas gouverné, suivoit* en cela d'autant plus volontiers son goût pour la comtesse de Gramont, qui, avec toute la cour, ne s'en haussa ni baissa.
Mme de Maintenon se consola de cette petite peine par Mort
la délivrance d'une5 bien plus grande : ce fut celle de son frère, qui mourut aux eaux de Vichy6, toujours gardé à p0Uriedeui
[Add. S'-S. 473] i. Ci-dessus, p. 108-109.
2. Les quatre derniers mots son en interligne. — C'est sous son nouveau nom (Saiut-Simon écrit : Pontali) que cette petite maison, comparable à celle d'Horace, fut célébrée par Hamilton dans la dédicace de son conte du Bélier, ou dans ses chansons et ses lettres, et par la Fare, dans une pièce de vers adressée à la nymphe du lieu.
3. Dangeau, tome IX, p. 294; Œuvres cl 'Hamilton, éd. 1825, tome II, p. 559, vers sur une fête donnée à la reine d'Angleterre. C'était, selon Dangeau, une habitation « très aimable » par ses jardins et ses eaux. A la mort de Mme de Gramont, le Roi la donna au maréchal d'Harcourt (Dangeau, tomes XII, p. 152, XIII, p. 245, et XIV, p. 397 ; Sourches, tomes XI, p. 93, et XII, p. 273; Madame de Maintenon, par M. Gcffroy, tome II, p. 167); on la démolit, par économie, en 1732, sauf le moulin. Les derniers occupants avaient été l'intendant Bignon et sa femme.
4. Les deux premières lettres de suivoit surchargent et y, biffé.