Leur corrige l'élision
portent à ne pas s'y arrêter, pourvu qu'on ait celle de les remarquer. Voici donc la cause de la disgrâce de l'archevêque de Reims, dont la source arriva la veille de la Pencôte de cette année1.
Le fameux Arnauld2 étoit mort à quatre-vingt-deux ans, Papiers à Bruxelles, en 1694. Le P. Quesnel3, toujours connu sous du p- Quesnel
J pris,
1. C'est bien la veille de la Pentecôte, 26 mai, qu'était arrivée la nouvelle delà mort du comte d'Aubigné; mais l'affaire de Quesnel, dont il va être parlé, se produisit plusieurs jours après, comme on le verra. 11 n'y en a pas un mot dans le Journal de Dangeau, tandis que les Mémoires de Sourches renferment ce passage intéressant, à la date du 41 juin, p. 103 : « On parloit.... des nouveaux mouvements que les jansénistes se donnoient de tous côtés. Le Pape avoit été forcé de faire cesser une thèse qu'un minime soutenoit à Rome et d'en faire enlever tous les exemplaires ; à Louvain, on avoit soutenu une thèse toute pareille, qu'on avoit aussi été obligé de faire cesser, et dont on avoit enlevé sept cents exemplaires qu'on vouloit envoyer de tous côtés. Mais ce qui faisoit le plus de bruit étoit qu'on avoit fait arrêter à Bruxelles un nommé Quesnel, prêtre de l'Oratoire, et un bénédictin réformé, nommé Gerberon, lequel avoit même été pris revenant de Hollande en habit de séculier, et chez lequel on avoit trouvé plus d'une charretée d'écrits contre la religion et contre l'État, parmi lesquels on assuroit qu'il y avoit un grand nombre de lettres qui découvroient toute la suite de la cabale, et divers projets de guerre, par lesquels il paroissoit qu'aussitôt que les ennemis se seroient emparés de Bruxelles et de Louvain, on établiroit en ce pays-là, pour patriarche, un certain évêque de****, lequel avoit gouverné longtemps les catholiques de Hollande, et qui, depuis peu, venoit d'être déposé par le Papea. L'archevêque de Malines, qui avoit pris connoissance de cette affaire, comme étant arrivée dans un lieu de sa juridiction, avoit, en même temps, établi des gens fidèles pour copier tous ces dangereux écrits, afin d'en envoyer une copie au Pape, une au Roi, et une au roi d'Espagne. » Ce dernier détail se trouve aussi dans la Gazette d'Amsterdam, n° lvi; mais il semble (voyez ci -après, p. 119, note 1) que les originaux furent remis aux jésuites.