Répulicain, dans le manuscrit
2. Edmond Richer (1559-1630), syndic de la faculté de théologie de Paris en 1608, connu surtout pour son traité De ecclesiastica et politica potestate (1611) et pour une Apologie de Gerson (1616), dont les énonciations hardies au sujet des droits politiques et des libertés gallicanes furent condamnées en France et à Rome. Les jésuites, attaqués par lui sans relâche, le forcèrent, dès 1612, à se démettre du syndicat et poussèrent à le faire incarcérer quelque temps à Saint-Victor. Malgré l'appui secret du Parlement, il fut poursuivi jusqu'à sa mort, dans la retraite où il s'était réfugié. Saint-Simon avait sa Vie, publiée par Adrien Baillet en 1734.
3. Richer, faisant et régentant la classe de logique au collège du Cardinal-Lemoine, eut l'audace, dans une de ses thèses, comme plus tard le jésuite Mariana, de justifier l'attentat de Jacques Clément contre un roi prétendu hérétique; mais il revint ensuite de cette erreur, et, reçu docteur en 1590, il donna tout son concours pour ramener la Faculté au roi légitime. Voyez le livre de l'abbé Puyol (1876) : Edmond Richer: étude historique et critique sur la rénovation du gallicanisme au commencement du XVIIe siècle, la tbèse de M. Aristide Douarche, en 1888 : De tyrannicidio apud scriptores XVV sœculi, et le livre récent de M. Fagniez : le Père Joseph et Richelieu, tome II, p. 3-18.
4. Ici, Auvilé, dont l'initiale majuscule corrige un «minuscule.
5. Aucun des auteurs que j'ai consultés ne parle de cette découverte ; mais on verra aux Additions et corrections, p. 562-564, ce qu'il y a d'exact dans les dires de notre auteur.
davantage pour faire soupçonner au moins le P. Quesnel d'être du même avis, et Monsieur de Reims d'être au moins le confident de l'ouvrage, s'il n'étoit pas1 dans les mêmes sentiments. On peut juger de tout l'usage que les jésuites, ses ennemis, et qu'il avoit toujours maltraités impunément2, surent faire d'un si grand avantage. Le Roi entra dans une grande indignation. La famille de l'archevêque, tout à fait tombée de crédit et de considération depuis que le ministère en étoit sorti3, et ses amis, furent alarmés. Ils en donnèrent avis à l'archevêque, qui étoit à Reims, et que la frayeur y retint, au lieu de venir essayer de se justifier. Son séjour dans une telle conjoncture fut un autre sujet de triomphe et de mauvais offices contre lui, qui, à la fin, le forcèrent au retour. Il obtint avec peine une audience du Roi : elle fut fâcheuse ; il en sortit plus mal encore avec lui qu'il n'y étoit entré, et sa disgrâce, très marquée, dura jusqu'à ce hasard4, longtemps après, que je viens de raconter du comte d'Ayen. L'archevêque savoit trop bien la cour pour ne pas saisir cette occasion favorable : il comprit dans l'instant que Mme de Maintenon, plus contente alors de sa nièce qu'elle ne l'avoit été, raffolée5 du comte d'Ayen malade6, et plus qu'importunée de la duchesse de Noailles, dont elle n'aimoit pas7 la personne, et moins encore les vues et les demandes continuelles pour une vaste famille, fatiguée8 même du duc de Noailles, seroit ravie d'être en retraite à son aise et loin