Dangeau, p. 259 ; Sourches, p
5. Louis, duc d'Orléans, déjà nommé dans notre tome VI, p. 73.
sur l'artillerie.
tire du Roi parrain1. Le Roi lui répondit2 : « Ne me demandez-vous „ V.„. que cela? » M. le duc d'Orléans dit que les gensde sa mai-
d un million * , , ° . ,.,
par an. son le pressoient de demander autre chose, mais qu il y auroit, dans ces temps-ci, de l'indiscrétion. « Je préviendrai donc votre demande, répliqua le Roi, et je donne à votre fils la pension de premier prince du sang de cent cinquante mille livres3. » Cela faisoit un million cinquante . mille francs à M. le duc d'Orléans, savoir : six cent cinquante mille livres de sa pension4, cent mille livres pour l'intérêt de la dot de Mme la duchesse d'Orléans, cent cinquante mille livres de sa pension5, et cent cinquante mille livres de celle de M. le duc de Chartres, âgé de deux jours6, sans compter les pensions de Madame7. Règlement Le Roi fit, quelques jours après, un règlement sur
l'artillerie, dont il vendit les charges : c'étoit un objet de cinq millions8. 11 en laissa quelques-unes à la disposition de M. du Maine, grand maître de l'artillerie, augmenta ses appointements de vingt mille livres, et lui donna cent
1. Dangeau, p. 260. Le baptême n'eut lieu que le 3 juillet 1710 : Arch. nat., K 543, n° 123. Le Mercure d'août rendit compte, p. 337- 358, des réjouissances que l'on fit partout en l'honneur de cette naissance. La lettre par laquelle le père remercia M. de Vendôme de ses félicitations est en copie dans le ms. Fr. 14 177, fol. 335.
2. Dans une première visite, il n'avait été question que du titre de duc de Chartres, créé en 1528 pour la duchesse de Ferrare, et le Roi avait répondu qu'il souhaitait au fils de le porter aussi dignement que le père. Celui-ci revint le 6, et demanda alors le parrainage (Dangeau, p. 261).
3. Tout cela est presque textuellement pris à Dangeau, comme ce qui suit. Comparez les notes des Mémoires de Sourches, p. 139.
4. Elle était portée à ce chiffre « prodigieux » depuis la mort de Monsieur : tome VIH, p. 357.