‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 174 sur 556 · Vont esté et est ajouté en interligne · texte numérisé non relu

Vont esté et est ajouté en interligne

4. Les robes des officiers de la Toison étaient de velours cramoisi comme celles des chevaliers, mais tout unies, sans broderies. Dans l'ordre de Saint-Michel, le chancelier avait le manteau de velours blanc, et les autres officiers l'avaient de satin blanc, tandis que celui des chevaliers était de drap d'argent, avec une riche bordure de coquilles, croissants, etc., en broderie d'or.

5. Comparez un passage de la notice Coislin, dans les Écrits inédits, tome VI, p. 263, et voyez la fin de l'article Jarretière dans le Moréri. Le ruban de la Jarretière, étant bleu aussi, prêtait à la confusion avec notre Saint-Esprit, quoique mis de gauche à droite : Lettres de Mme de Sévigné, tome VIII, p. 494-495. Sur les costumes, voyez la Gazette de 1633, p. 514.

6. Ce sont les articles lxxvii et lxxviii des Statuts qui imposaient

qu'Henri III en créa en même temps de petits, tels que le héraut, l'huissier1, etc., tout différents des grands officiers2, et qui, pour marque de leurs charges, n'ont porté, jusqu'à la dernière régence, qu'une petite croix du Saint- Esprit attachée d'[un]3 petit ruban bleu céleste à leur boutonnière4. Ces mêmes petits officiers se trouvent aussi dans les autres trois grands ordres cités ci-dessus, à la différence de leurs grands officiers.

Cette introduction de similitude entière de porter ordinairement l'ordre du Saint-Esprit, entre les chevaliers et les grands officiers , fut d'autant plus aisée à établir qu'excepté les magistrats, tout le monde étoit alors en pourpoint et en manteau5, dont la couleur et la simplicité seule distinguoit les gens les uns d'avec les autres, et que le cordon bleu se portoit au col6; mais, avec toute cette parité journalière entre les chevaliers et les grands

aux membres de l'Ordre l'obligation de porter toujours la croix d'or suspendue au cou par un ruban bleu céleste, et une croix de velours orange sur le côté gauche du manteau, bordée d'un passement d'argent, avec fleurs de lis aux quatre angles. L'article lxvii réglait le costume de cérémonie, chausses et pourpoint de toile d'argent, souliers et fourreau d'épée de velours noir, grand manteau de velours noir brodé comme il sera dit p. 476, note 5, mantelet de toile d'argent verte brodé de même et supportant le grand collier d'or (ibidem) ; pour coiffure, une barrette de velours noir, avec aigrette et pierreries. Voyez la description de la première cérémonie dans les Journaux de P. de VEstoile, tome I, p. 296-306. La croix portait d'abord un Saint-Esprit sur ses deux faces; c'est sous Louis XIV qu'un saint Michel fut placé au revers (Mémoires de Luynes, tome XIII, p. 265).

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