Deniers corrige l'abréviation drs
7. Il a déjà été parlé de cette division en deux dans notre tome X,
des
grands ordres" n'en portent
point
de marques
comme ceux
du Saint-Esprit.
en une seule charge, qui n'a jamais souffert de division ; Grands officiers grand trésorier, et greffier. Henri III fit ces charges en faveur de ses ministres, ou plutôt les Guises, qui se les voulurent dévouer de plus en plus1, les lui firent établir en leur faveur d'une manière sans exemples dans les deux autres grands ordres, la Jarretière et la Toison, et même l'Éléphant2, dont les officiers, qui sont des ministres, des évêques, et des personnes au moins aussi considérables dans leurs cours, depuis l'institution de ces ordres jusqu'à aujourd'hui, que l'ont été et3 le sont nos grands officiers de l'Ordre, ne portent aucune marque de la Toison et de l'Éléphant4, et ceux de la Jarretière une marque entièrement différente en tout de celle des chevaliers5, au lieu que les grands officiers de celui du Saint-Esprit eurent, par leur institution, les mêmes marques sur leurs personnes, hors les jours de cérémonie de l'Ordre, que les chevaliers du Saint-Esprit6. Je dis les grands officiers, parce
p. 107-108. A la mort de Louvois, en attendant de pouvoir disposer de sa charge de chancelier de l'Ordre, le Roi remit les sceaux au chancelier Boucherat : « ce qui lui donnera le droit de porter le cordon, » disait alors Dangeau (tome III, p. 371). Voyez ci-après, p. 203 et 210.
1. Pierre de l'Estoile croyait, au début, que l'Ordre serait une ressource contre la Ligue naissante, aussi bien que les mignons et les gardes du Roi : voyez ses Journaux, tome I, p. 297.
2. Tome IV, p. 50. Les rois de Danemark ne donnaient cet ordre qu'à des princes ou hauts fonctionnaires luthériens.