Nééle, dans le manuscrit
7. Marguerite Hurault, née à Paris le 21 août 1574, dame d'honneur
la seconde, en 1592, au marquis de Royan la Trémoïlle1; la dernière, au marquis d'Alluyes Escoubleau, puis au marquis d'Aumont2. Avec ces alliances, quoique fort nouvelles pour ce chancelier3, et la figure personnelle qu'il faisoit, il se prétendit homme à faire des preuves; et véritablement il ne faut pas [se] lever de grand matin* pour faire celles de l'ordre du Saint-Esprit5, autre distinction des autres grands ordres, où il ne faut pas de preuves6,
de la reine Louise en 1584, épousa : 4° en 4585, Guy de Laval, marquis de Nesle et comte de Joigny, mort sans postérité le 42 avril 4590, de blessures qu'il avait reçues à Ivry; 2° le 20 janvier 4593, Anne d'Anglure, seigneur de Givry, mestre de camp de la cavalerie légère, qui périt glorieusement au siège de Laon, le 7 juillet 4594, à trente-quatre ans environ, très vanté par Brantôme, Papire Masson, Pierre de l'Estoile, Passerat, Cheverny et les autres contemporains ; 3° Arnaud le Dangereux, comte de Maillé. Elle mourut le 43 juin 4644.
4. Anne Hurault, née à Cheverny le 4 juin 4577, épousa : 4° le 42 septembre 4592, Gilbert de la Trémoïlle, marquis de Royan, chevalier des ordres en 4597, grand sénéchal de Poitou, etc., mort le 25 juillet 4603 ; 2° le 7 janvier 4642, Charles, marquis de Rostaing, comte de la Guerche et de Bury (22 septembre 4573-4 janvier 4660), tilleul de Charles IX, chevalier des ordres en 4649, etc. Elle mourut le 46 avril 4635, à la Roquette, et son cœur fut déposé aux Feuillants, dans la chapelle des Rostaing dont les restes sont conservés au musée du Louvre. Nous connaissons déjà son fils Bury et sa fille la marquise de Lavardin.
2. Catherine Hurault, née le 3 juillet 4583, épousa: 4° Virginal d'Escoubleau, marquis d'Alluyes ; 2° Antoine d'Aumont, marquis de Nolay et baron d'Étrabonne, chevalier des ordres en 4597, gouverneur du Boulonnais. Elle mourut à la Roquette le 43 avril 4645, et son second mari en 4635, âgé de soixante-treize ans, s'étant remarié à une Angennes.
3. Les Hurault étaient de Touraine et ne pouvaient pas remonter par filiation authentique au delà de la première moitié du quatorzième siècle, mais avaient quelque prétention à une origine anglaise ou bretonne. Leurs premières alliances furent toutes dans la haute domesticité des ducs d'Orléans à Blois. Voyez ce que le Chancelier lui-même en dit dans ses Mémoires, éd. Buchon, p. 220, et une généalogie imprimée en 4636.
4. « On dit proverbialement, d'un homme fin et précautionné, qu'il faudroit se lever bien matin pour le surprendre » (Académie, 4748).
5. C'est-à-dire qu'il n'était pas difficile de trouver des connivences parmi les examinateurs des titres, ou de les tromper : nous. le savons déjà.