Vi[voit] corrigé en vescut
3. Voyez ci-après, appendice I, sa notice inédite, rédigée par Saint- Simon d'après le tome VII de VHistoire yénéaloçiique, p. 650-652.
4. François Rousselet, fils d'un receveur général et échevin de Lyon en 4539, épousa, le 46 décembre 4533, Méraude de Gondy, fille d'Antoine de Gondy, qui n'était alors que receveur ordinaire du domaine à Lyon, comme Saint-Simon le racontera plus longuement sous l'année 4705, mais qui, par sa femme, Marie de Pierrevive, devenue plus tard la favorite de Catherine de Médicis, obtint une charge de maître d'hôtel auprès du roi Henri II. Quant à leurs fils dont il est question ici, le maréchal-duc de Retz a été déjà nommé à propos des Rohan (tome V, p. 224), et le cardinal est Pierre de Gondy, évêque de Langres, puis de Paris, chancelier et premier aumônier de la reine Elisabeth de Lorraine, ambassadeur à Rome, chef du conseil royal, commandeur dans la piemière promotion de l'Ordre (4578), prélat de grand mérite et tout dévoué à la royauté, que Sixte-Quint fit cardinal en 4587, et qui mourut le 47 février 4646, à quatre-vingt-quatre ans. Voyez la notice Gondy dans les Écrits inédits de Saint-Simon, tome V, p. 402-440, Y Histoire de ta maison de Gondy, par Corbinelli, tome II, p. 44-47, et les preuves faites pour Châteaurenault, dans le dossier bleu Rousselet, au Cabinet des titres, n° 45433, fol. 49. Bien entendu, on ne fit pas remonter ces preuves jusqu'à l'échevin de Lyon, ni jusqu'à son père, receveur général en Languedoc, et le Mercure, moins difficile que les généalogistes (mars 4703, p. 387), attribua cinq cents ans d'ancienneté à la famille. L'érection de la terre de Châteaurenault en marquisat remontait à
belles actions1. L'aventure de Vigo, racontée ailleurs2, ne dut pas lui être imputée, mais à l'opiniâtreté des Espagnols, à qui il n'en put persuader le danger; elle eut pourtant besoin de toute la protection de Pontchartrain 3 auprès du Roi : ce secrétaire d'État s'étoit coiffé de Ghâteaurenault, et il étoit, déplus, bien aise de décorer la marine1. La5 promotion de ce vice- amiral fut fort applaudie : il y avoit longtemps qu'il avoit mérité le bâton6. G'étoit un petit homme goussaut7, blondasse, qui paroissoit hébété8, et qui ne trompoit guères. On ne comprenoit pas à le voir qu'il eût pu jamais être bon à rien : il n'y avoit pas moyen de lui parler, encore moins de l'écouter, hors
1. Voyez ses états de services à la suite des preuves qui viennent d'être indiquées et dans la Chronologie militaire. Les provisions de 1703 (01 47, fol. 128 v°) commencent ainsi : « Son zèle infatigable pour notre service et son affection particulière pour notre personne, soutenus d'une extrême valeur et d'une capacité suprême, lui ont fait accepter avec joie et exécuter avec succès tout ce que nous lui avons confié de plus grand et de plus difficile dans les campagnes qu'il a faites sans discontinuer pendant quarante-quatre ans, et nous pouvons dire qu'il ne nous a pas été moins utile dans la paix, par la protection qu'il a donnée au commerce de nos sujets et par les richesses immenses qu'il a conduites dans les ports de notre royaume, que par les avantages qu'il a remportés sur nos ennemis pendant la guerre.... »