Râpés, sans accent sur Va, corrige râpée
3. Il a déjà employé deux fois ce terme de râpé (tomes VI, p. 251, et VII, p. 188 ; comparez l'Addition n° 6, p. 315-316). L'Académie de 1718 ne l'admettait, comme Furetière, qu'au sens propre de grappes de raisin avec leur grain servant à « raccommoder le vin quand il est gâté, » puis de vin « qui a passé par le râpé. » Au sens figuré, c'est l'équivalent d'une seconde coulée de vendange, et non pas, comme on le dit parfois, une allusion à l'usure laissée sur l'habit par le cordon bleu, Mme Cornuel appelait la maison de Mme Pirou « le râpé de celle de Mme de Miramion » (l'alternant, tome VII, p. 355). Voyez ci-après, p. 568, des vers cités par P. de l'Estoile, et l'appendice IV, p. 450 et 479.
4. Charles de Neufville, seigneur de Villeroy et marquis d'Alincourt, chevalier des ordres en 1597, gouverneur de Pontoise pour la Ligue, ambassadeur à Rome en 1600 et 1606, gouverneur de Lyon, du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais de 1607 à 1642, mourut à Lyon le 16-17 janvier 1642, dans sa soixante-seizième année, étant grand maréchal des logis de la maison du Roi. Après la mort de sa première femme dont il va être parlé, il épousa, le \\ février 1596, Jacqueline de Ilarlay, lille de M. de Sancy, et, l'ayant perdue le 15 mars 1618, il lit élever un mausolée magnifique pour elle et lui. On a plusieurs éloges de ce marquis, et son portrait, avec un dessin de son tombeau de Lyon, dans les mss. Clairambault 1125, fol. 68-70, et 1232, fol. 84. Nous donnons à l'appendice IV, p. 462-463, la notice inédite de Saint- Simon, comme commentaire de ce qui est dit ici.
DE SAINT-SIMON. 49o
1588, à la fille unique de M. de Mandelot chevalier de l'Ordre de 1582, et gouverneur de Lyon, Lyonnois et Beaujolois1. La Ligue, dont ils étoient tous deux des plus avant, et des membres des plus affidés, et, chacun en leur genre, des plus utiles et des plus considérés, fit cette alliance2 et arracha de la foiblesse d'Henri III la survivance de cet important gouvernement en faveur du mariage, que M. d'Alincourt eut en titre, en novembre de la même année, par la mort de Mandelot son beaupère*. Ce fut, pour le dire en passant, ce qui fit la première grande fortune des Villeroy, comme je le dirai
4. Marguerite de Mandelot fut mariée le 26 février 1588, et mourut à Pontoise, le 10 juillet 1593, âgée de vingt-trois ans. Son père, François de Mandelot, né à Paris le 20 octobre 1529, fut d'abord page du duc de Nemours et officier dans sa compagnie de gens d'armes, prit une part active à la guerre religieuse contre le baron des Adrets, facilita la reprise de Lyon sur les calvinistes, eut alors la lieutenance générale de ce gouvernement sous le duc son maître, puis le remplaça comme gouverneur (1571), se montra bon administrateur, si ce n'esta l'égard des calvinistes, qu'il persécuta et fit massacrer lors de la Saint- Barthélémy, et n'adhéra cependant pas à la Ligue. Henri III récompensa ses services en adjoignant le Forez au Lyonnais, et lui donna le collier du Saint-Esprit à la promotion de 1582. Il avait déjà celui do Saint-Michel. Une partie de sa correspondance avec la cour a été publiée. Il mourut à Lyon, le 24 novembre 1588, âgé de cinquante-neuf ans environ, ayant obtenu la survivance du gouvernement pour son gendre trois mois auparavant, et l'on imprima alors un Discours de la vie, mort et derniers propos de feu Mgr de Mandelot. Dans la notice qui lui est consacrée comme chevalier du Saint-Esprit (vol. France 189, fol. 70 v°), Saint-Simon dit : « Une Robertet qu'il avoit épousée fit sa fortune par celle de sa famille, toute dans le ministère, dans les places de secrétaire d'État, dans la confidence de Catherine de Médicis, et enfin toute à la Ligue, qui lui valurent le gouvernement de Lyon, Lyonnois, Forez et Beaujolois, et après Tordre du Saint-Esprit. Les mêmes raisons de famille et de la Ligue lui firent donner sa fille unique à M. d'Alincourt.... » Une note du dossier bleu 11 278, au Cabinet des titres, raconte comment se fit ce mariage.
2. Cette alliance est en interligne, au-dessus de ce mariage, biffé.