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2. La règle ordinaire, nous le savons déjà, était que le cordon ne fût pas porté avant réception des preuves. Puysieulx, disgracié, ne fut pas compris dans la promotion de 1633, comme on le lui avait promis en même temps qu'un titre de duc, après la réduction de Montpellier.
3. Claude II de Mesmes, baron puis comte d'Avaux, conseiller au Grand Conseil (1617), maître des requêtes (1623), ambassadeur extraordinaire à Venise (1627), à Rome (1632), chez les princes italiens, en Allemagne, en Pologne, en Suède et en Danemark (1633-1635), fut choisi pour traiter de la paix et fait conseiller d'État en 1636, ambassadeur en Allema gne et greffier des ordres (5 avril 1637). Il revint en 1642, fut créé une première fois surintendant des finances, avec M. de Bailleul, le 10 juin 1643, alla traiter néanmoins la paix générale à Munster de 1644 à 1647, se démit des finances en 1648 pour ne plus rester que ministre d'État, fut nommé une seconde fois surintendant, avec d'Hémery, pendant la Fronde, le 9 novembre 1649, mais se démit encore le 26 mai 1650, et mourut le 19 novembre suivant, dans sa cinquante-cinquième année. Amédée Roux a publié ses Lettres à Voiture, et M. Charvériat a étudié ses rapports avec son père Roissy et avec son collègue Servien ; M. Boppe a publié sa correspondance avec son père, 1627-1642, puis le journal de son aumônier Fr. Ogier pendant sa première ambassade en Allemagne, 1636-1637. Tallemant des Réaux a beaucoup conté sur lui. On a plusieurs portraits, gravés par Ch. Audran, Montcornet, Paul Pontius, etc.
4. Noèl de Bullion de Bonnelles (écrit ici: Bonelles), fils aine du surintendant : tome V, p. 135, et p. 133, note 5. Son portrait, d'après la peinture de Philippe de Champaigne, se trouve dans le ms. Clairambaull 1142, fol. 15. Ses provisions sont du 24 juin 1643, et son brevet conservatoire est daté du 11 septembre 1651.
malgré l'alliance qu'il fit de Charlotte1 de Prye, sœur aînée de la maréchale de la Motte2, ne fut jamais que conseiller d'honneur au Parlement3, et n'auroit pas cru que son petit-fils4 deviendroit chevalier de l'Ordre. M. d'Avaux eut le brevet de promesse et de permission pareil à celui qu'avoit obtenu M. de Puysieulx5.
Enfin, la charge de chancelier et de garde des sceaux de l'Ordre ayant été séparée en deux6 pendant la prison du garde des sceaux de France de Châteauneuf en 16337, les sceaux de l'Ordre furent donnés à M. de Bullion, surintendant des finances et président à mortier au parlement de Paris 8. Il les vendit, en 1636, à M. le premier pré-