La première lettre de luy surcharge un a
6. Les deux mêmes verbes ont été employés dix lignes plus haut.
7. On trouvera ci-après, aux Additions et corrections, p. 568, le compte rendu de scènes étonnantes d'enfantillage.
dispositions si favorables au dessein de la princesse des Ursins, il s'y en joignit une autre tout à fait singulière, née du concours de la piété avec le tempérament. Ce prince en eut un si fort et si abondant, qu'il en fut incommodé jusqu'au danger pendant son voyage d'Italie1 : tout s'enfla prodigieusement; la cause de l'enflure, ne trouvant point d'issue par des vaisseaux forts aussi, et. peu accoutumés à céder d'eux-mêmes à la nature, reflua dans le sang ; cela causa des vapeurs considérables2. Enfin cela hâta son retour, et il n'eut de soulagement qu'après avoir retrouvé la reine. De là on peut juger combien il l'aima, combien il s'attacha à elle3, et combien elle sut s'en prévaloir, déjà initiée aux affaires, et conduite par son habile et ambitieuse gouvernante4. Ainsi la présence du roi à Madrid n'exclut point la reine des secrets ni de l'administration : elle ne présidoit plus à la junte; mais rien ne s'y délibéroit à son insu5. La confiance et l'affection de cette princesse
1. Quand il partit pour l'Espagne, on remarqua sa sensibilité à l'égard des femmes, et quelques petites aventures préoccupèrent M. de Beauvillier (relation de M. de Breteuil, dans l'Appendice du Journal de Da?igeau, tome XVIII, p. 366-368; lettre xxn de Mme Duuoyer, dans le tome I des Lettres galantes, p. 267-268). A tout événement, on eut soin, avant son arrivée au Buen-Retiro, de faire partir les dames qui y étaient logées (Gazette de 4701, p. 173).
2. Ce sont en partie les termes dont Louville se servait dans ses lettres aux Beauvillier ou à Torcy : Mémoires de Louville, tome I, p. 267, 276-278 et 285-286; lettre publiée dans notre tome X, p. 438- 439, et lettre du 15 août 1703, ci-après, p. 527 ; Baudrillart, Philippe V, tome I, p. 107-109.
3. Nous aurons plus tard bien des détails. Il en est certains que Louville crut devoir fournir à ses amis, mais que nous renonçons à reproduire textuellement, même avec les termes latins qu'il employa en cette occasion. L'auteur de ses Mémoires secrets n'a donné la lettre