Un corrige et
3. Cette mention prouve que notre auteur écrit après le mois de février 1741, pour le moins. Comparez ci-dessus, p. 75 et 140. — Jean-Baptiste-François Desmaretz, marquis de Maillebois, d'abord lieutenant au régiment du Roi, fait colonel du régiment de Touraineinfanterie en mars 1703, fut nommé brigadier en 1708, gouverneur de Châteauneuf-en-Thimerais en 1710, maître de la garde-robe en 1712, lieutenant général au haut Languedoc en 1713, maréchal de camp en 1718, gouverneur de Saint-Omer en 1723, chevalier des ordres en 1724, lieutenant général en 1731, gouverneur de Douay en 1734, commandant en chef en Dauphiné en 1736, puis en Corse en 1739, maréchal de France le 11 février 1741, commandant de l'armée de Bohême en 1742 et de celle d'Italie en 1745, grand d'Espagne en 1746, gouverneur de la province d'Alsace en 1760. Il mourut à Paris, le 7 février 1762, dans sa quatre-vingtième année.
4. Dangeau, p. 309-322 ; Sourches, p. 189-197 ; Mercure, p. 183-231.
5. François Quentin (Quantin selon la signature) : tome II, p. 320.
6. Louis Quantin, qui prit son surnom d'une terre de la Brie érigée en marquisat pour son père en novembre 1686 (il écrivait lui-même : Champscenest, et : Chancenez; Saint-Simon : Chancenay), fut pourvu le 30 septembre 1703 de la survivance de premier valet de chambre (Arch. nat., 01 47, fol. 179). Il eut plus tard, en 1736, le gouvernement et la capitainerie de Meudon, Bellevue et Chaville. C'est le grand-père du Champcenetz célèbre pour ses bons mots, qui fut guillotiné en 1794.
7. Tomes II, p. 17, et III, p. 15-19. Voyez sa notice dans les Écrits inédits, tome VI, p. 22 et 23.
8. Le 6 octobre : Dungeau, p. 321 ; Sourches, p. 197 ; Gazette, p. 524; Mercure du mois de novembre, p. 86-103; Annuaire-Bulletin de la Société de V Histoire de France, 1868, 2e partie, p. 70; Papiers du P. Léonard, Arch. nat., MM 825, fol. 145-146.
duc de Roi le regretta fort1. Il étoit brigadier et pour aller rapi- Lesdiguieres. <|ement à tout par sa valeur et son application, et ce2 fut une véritable perte pour sa famille et pour celle où il étoit entré. C'étoit un homme doux, modeste, gai, mais qui se sentoit fort, et qui n'avoit pas plus d'esprit qu'il en falloit pour plaire et réussir à notre cour; fort honnête homme et fort magnifique3. 11 vivoit très bien avec sa femme, qui en fut fort affligée4. Le vieux Ganaples se sut bon gré alors de n'avoir jamais voulu renoncer à cette succession, qui le fit duc de Lesdiguières5. On sut aussi Mort de Saint- presque en même temps6 la mort de Saint-Évremond, si
Évremond ;
1. Nous avons vu d'abord son mariage (tome III, p. 16-19), puis ses brillants débuts au siège de Barcelone (tome IV, p. 149) et son duel de 1698 (tome V, p. 139-140). A l'ouverture de la nouvelle guerre, sa mère lui avait donné cent mille livres pour faire convenablement la campagne (Gazette de Rotterdam, 1702, n° 11 bis), et le Roi l'avait très bien reçu à son retour de l'armée d'Italie (Dangeau, tome VIII, p. 289; Mercure, janvier 1703, p. 330-331).