‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 264 sur 556 · Offerte est précédé d'un premier offerte, biffé · texte numérisé non relu

Offerte est précédé d'un premier offerte, biffé

3. En août 1690, en même temps qu'à Antoine Arnauld et aux Bouillons : Dangeau, tome III, p. 180, avec l'Addition placée ici ; Sourches, tome III, p. 289. Il y avait près de trente ans écoulés depuis 1661. On fit sans doute valoir les services rendus par lui auprès de Buckingham.

4. « Il étoit exilé depuis plus de vingt-cinq ans, et il ne put se résoudre à revenir, soit que les dettes qu'il avoit en Angleterre l'en empêchassent, soit qu'étant vieux, il ne pût s'accommoder d'un nouveau genre de vie ; car, en revenant en France, il falloit se résoudre à obéir sans répondre et ne plus critiquer les affaires présentes, et, en demeurant en Angleterre, il pouvoit dire et faire tout ce qui lui vcnoit en fantaisie, » dit l'annotateur des Mémoires de Sourches. Du reste, Saint-Évremond lui-même a expliqué les motifs de son refus dans une lettre à son ami Canaples, frère du maréchal de Créquy.

o. Ondoyé à Saint-Denis-de-Gast le o janvier 1614, il n'avait pas

vécut encore une vingtaine d'années1 en philosophe2, et y mourut de même avec sa tète entière et une grande santé, etrecherchéjusqu'àlafin, comme il l'avoitété toute

Barbezières relâché.

L'Archiduc

déclaré

roi d'Espagne,

sous le nom

de Charles III,

par

l'Empereur.

Prince Eugène

président

du conseil

de guerre de

sa vie'.

On apprit aussi à Fontainebleau qu'enfin Barbezières avoit été mis en liberté4, et qu'il alloit être conduit de Gratz, où il étoit, à l'armée du comte de Stahremberg, pour, de là, passer en celle de M. de Vendôme5.

Des nouvelles plus importantes furent6 : l'Archiduc fut déclaré roi d'Espagne par l'Empereur7, qui ne fit plus mystère de l'envoyer incessamment attaquer l'Espagne par le Portugal8. Il9 avoit fait depuis quelque temps un grand changement à sa cour. Le comte de Mansfeld, dont la cour de Vienne s'étoit servie, pendant son ambassade en Espagne, pour empoisonner la reine première femme de Charles II par le ministère de la comtesse de Soissons,

moins de soixante-seize ans en 1690 : ce qui est également inconciliable avec l'article du Mercure de mars 1702, où est publiée (p. 195-196) une lettre de Saint- Évremond au comte de Gramont, écrite « clans sa 94e année, » et avec l'âge qu'il se donnait lui-même.

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