Ci-dessus, p
5. M. de Vendôme avait persisté à croire que Victor-Amédée ne cherchait qu'à obtenir des conditions plus avantageuses de la France, et il fallut des injonctions positives pour qu'il activât son retour (Mémoires militaires, p. 266-270).
en avoit peu a peu fait déserter la moitié1, et on s'assura de même de ce qu'il y en avoit dans les hôpitaux2. Le courrier qui apporta la nouvelle de cette expédition arriva le 5 octobre à Fontainebleau. Torcy fut l'après-dînée chez l'ambassadeur de Savoie3. On peut juger de l'éclat de cette action par toute l'Europe, qu'on ne rendit public à la cour que deux jours après4. Le lendemain, l'ambassa-
1. Deux lettres du duc de Savoie au général qui commandait son contingent, lettres interceptées par M. de Vendôme et qui se retrouvent dans la copie de sa correspondance (ms. Fr. 14 177, fol. 342 v° et 343), prouvent que l'événement avait été prévu quelques jours d'avance. Dès le 28 août, de Madrid, Louville écrivait à M. de Torcy qu'au lieu de négocier, il fallait s'emparer des États du duc, interner ses troupes au centre de la France, et l'enfermer lui-même à Loches, comme jadis le duc de Milan : ci-après, p. 534 et 573.
2. Le 29 septembre : Dangeau, p. 313-315 ; Sourches, p. 192 ; Gazette, p. 520, 521 et 544-545; Gazette (V Amsterdam, Extr. lxxxiv et lxxxv; Gazette de Bruxelles, p. 675-677, 689-690 et 707-708; Mémoires militaires, p. 266-279 ; correspondance de Vendôme, ms. Fr. 14177, fol. 291, 302 v°, 338 v°, 340, 342 v° et 347 ; Histoire militaire, par Quincy, tome IV, p. 166-173; Mémoires de Saint- Hilaire, tome II, p. 333-335.