‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 276 sur 556 · Dangeau, p · texte numérisé non relu

Dangeau, p

4. Ibidem, p. 314. Phélypeaux ne fut pas le moins surpris, étant alors en pleine négociation pour offrir le Milanais ou bien le Montferrat en échange de la Savoie (Mémoires de Villars, tome II, p. 141-142). On peut voir les manifestes adressés par M. de Savoie à la république de Venise, à celle des Pays-Bas, aux Cantons suisses et à ses propres sujets des vallées de Piémont, dans la Gazette d'Amsterdam, n0' xciv-xcv, xcvn et xcix, dans le recueil de Lamberty, tome II, p. 563-575, dans l'Appendice du tome VIII des Mémoires de Sourches, p. 415-421 et 440- 447, ou dans les Papiers du P. Léonard, Arch. nat., K 1327, n0' 21-24, 35 et 38. En Espagne, où, jusqu'au dernier moment, Victor-Amédée fit protester qu'il était incapable de s'unir aux ennemis de son gendre, la nouvelle de l'éclat du 29 septembre fut bien accueillie, grâce aux soins de Mme des Ursins (lettres du 30 août et du 17 octobre à Torcy ; lettre de l'abbé d'Estrées au duc de Vendôme, du même jour, dans le ms. Fr. 14177, fol. 346). Quant au duc de Bourgogne, il prit les choses sur un ton presque badin, à en juger par sa lettre au duc de Vendôme (ibidem, fol. 300 v° et 341 j. Le correspondant de la Gazette d'Amsterdam écrivait ceci, à la date du 24 octobre : « Mme la duchesse de Bourgogne est fort affligée de ce fâcheux contretemps; mais le Roi

deur, de qui Torcy avoit pris la parole qu'il ne sortirent point du Royaume, par rapport à la sûreté de Phélypeaux1, reçut un courrier de son maître, qui lui mandoit qu'il alloit assembler son Conseil sur la nouvelle qu'il recevoit de l'arrêt2 de ses troupes. 11 fit prendre en même temps à Chambéry deux mille cinq cents fusils qu'on envoyoit à l'armée d'Italie, et arrêter tous les courriers de France et tous les François qui se trouvèrent partout dans ses États3. En même temps, Vaudémont, qui ne vouloit qu'éviter l'embarras du spectacle de quelque part qu'il vînt, ne fut que peu de jours aux eaux, où apprenant la bombe crevée, et de notre part, [il] dépêcha un courrier au Roi pour lui mander qu'à cette nouvelle il quittoit tout et s'en alloit trouver Vendôme à Pavie4, et retourner de là à son armée, qui étoit sur la Secchia5. On en fut encore la dupe, et ce double artifice lui réussit fort bien malgré toutes les assurances qu'il n'avoit cessé de donner de la fidélité certaine du duc de Savoie6. Rientôt après il en renvoya

lui a fait connoître, avec des expressions fort tendres, que S. M. n'auroit pas moins de considération et d'amitié pour elle, ajoutant que cela ne devoit pas l'affliger, et que le duc son père auroit le temps et l'occasion de connoître ses véritables intérêts. »

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