‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 29 sur 556 · Ceci a encore été dit dans notre tome X, p · texte numérisé non relu

Ceci a encore été dit dans notre tome X, p

4. Reinhold-Charles, né le 10 janvier 1666, page du Roi en 1681, se convertit alors avec son père, commença à servir en 1682, devint lieutenant-colonel en 1693, mestre de camp en 1694, brigadier en 1704, maréchal de camp en 1709, lieutenant général en 1718. Il mourut le 13 juin 1744, à Bollwiller, qui venait detre érigé en marquisat.

5. Voyez nos tomes V et X, et le Journal de Dangeau, tomes V, p. 345 et 440, VI, p. 29 et 356, et VIII, p. 254.

6. Saint-Simon a écrit : grand croix, sans accord ni trait d'union.

7. Première promotion de mai 1693. Châteaurenault était grand prieur de l'ordre de Saint-Lazare depuis 1680.

8. Joseph de Pons de Guimera, baron de Montclar (Saint-Simon écrit : Monclar), né en 1625, entré au service en 1652, était déjà lieutenant général (1677), commandant en Alsace et grand bailli d'Haguenau (1679), lorsqu'il fut fait mestre de camp général de la cavalerie légère, le 6 octobre 1679. Il eut l'Ordre à la promotion de 1688, et mourut en avril 1690 , ayant servi jusqu'à la fin de ses jours, notamment dans la dévastation du Palatinat et dans les opérations contre les protestants, et ayant commandé assez longtemps le régiment Royal-Roussillon, celui où nous avons vu

roux1 lorsqu'il fut maréchal de France2. En tout c'étoit un homme qui avoit voulu faire fortune, mais qui en étoit digne, et bon homme et honnête homme, avec la plus grande valeur3. Il m'avoit pris en amitié pendant la campagne de 1693, qui avoit toujours continué depuis, et me prêtoit tous les ans sa maison toute meublée à Strasbourg*. Nous lui verrons faire une fin tout à fait digne, sage, et chrétienne5. iiuxeiies. Huxelles6, dont le nom étoit de Laye, et par adoption

du Blé, du7 père du trisaïeul de celui dont il s'agit ici. Malgré ce nombre de degrés ce ne fut que vers l'an 1500 que cette adoption fut faite par le grand-oncle maternel de ce bisaïeul, dont la femme devint8 par l'événement héritière de sa famille à condition, comme il a été exécuté, de prendre le nom et les armes du Blé et de quitter celles de Laye9. Avant cela on ne connoît pas trop ces de

Saint-Simon débuter plus tard. Un dessin de son portrait de l'Ordre est dans le ras. Clairambault 1164, fol. 149. Voyez ci-après, p. 39.

1. François-Gaspard-Léonor de Dyo-Palatin, marquis de Montpeyroux et de Roquefeuil, comte de Saligny-Coligny, mestre de camp en 1694, brigadier en 1702, avait perdu presque entièrement, à la surprise de Crémone, le régiment de cavalerie que son père lui avait passé en 1691, et ensuite il avait été blessé à Luzzara. Il fut nommé mestre de camp général le 25 mars 1703, passa maréchal de camp en 1704, lieutenant général en 1710, et mourut le 25 février 1714. Sur sa nomination de 1703, voyez le Mercure de mars, p. 236-242. Il signait : Montperrous.

2. Il y eut entre le vendeur et l'acheteur un assaut de générosité que relatent le Journal de Dangeau, tome IX, p. 141, et les Mémoires de Sourches, tome VIII, p. 43-44.

3. Nous avons vu, au camp de Compiègne (tomeV, p. 373; ci-après, p. 420), qu'il « n'aimait point à faire le personnage de battu. »

4. Tomes II, p. 142, et IV, p. 174-175. Il ne faut pas confondre cette maison de ville avec les châteaux de Bollwiller, en haute Alsace, et de Dettwiller, en basse Alsace, qui lui venaient de son beau-père.

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