Tome IV, p
2. C'est le 19 novembre 1693 (contrat du 48 : Arch. nat, Y 262, fol. 288 v°) qu'il avait épousé Catherine-Françoise de Mornay-Montchevreuil, sœur de Mme de Manneville, engagée dix mois auparavant avec M. du Guémadeuc. Son oncle Saint-Romain, dont il était légataire universel, lui avait constitué en dot douze mille livres de rente, et le Roi avait donné vingt mille écus en rentes sur la ville (Papiers du P. Léonard, MM 826, fol. 91). Mme de Pracomtal quitta la cour vers 1710, peut-être pour avoir été « prise sur le fait, » et mourut à Scnevas, en Lyonnais, le 23 avril 1729, à cinquante et un ans (notre tome VI, p. 590).
3. Il l'avait acheté à la fin de 1694. On le revendit cent quarantedeux mille livres, pour un rapport de vingt mille (Dangeau, tomes V, p. 121, etX, p. 13).
4. Charles de Choiseul, marquis de Meuse, capitaine au régiment de cavalerie Royal, puis au régiment de Piémont, mestre de camp depuis décembre 1702, avait perdu en mai 1701 son père, que nous avons vu venir de la part du duc de Lorraine en 1698.
5. Benoît de Calvo, d'abord pourvu d'une charge de guidon dans la gendarmerie (1691), avait acheté le régiment Royal d'infanterie eu 1693, et était brigadier depuis décembre 1702, n'ayant pas passé dans la précédente promotion (tome X, p. 463). Rigaud avait peint son portrait en 1696. Il était à peine âgé de trente ans.
6. François de Calvo, très brillant officier de cavalerie, né à Barcelone en 1617, volontaire dans l'armée française au siège de Lerida (1646), mestre de camp en 1654, brigadier en 1667, maréchal de camp en 1675, avait été fait, pour sa belle défense de Maëstricht en 1676, gouverneur d'Aire, lieutenant général, puis chevalier des ordres en 1688, et il était mort à Dcynse, le 29 mai 1690. Nous avons un dessin lavé de son portrait de l'Ordre dans le ms. Clairambault 1165, fol. 26. C'était une noblesse de Roussillon, dont le nom s'écrivait primitivement Cal vos {Mercure de décembre 1703, p. 347-350).
avec force autres moins distingués1. Ce dernier ne porta pas loin la malédiction que son père lui donna, en mourant, au cas qu'il fît ce mariage, comme je l'ai rapporté en son temps2. 11 ne laissa point d'enfants, et en lui finit cette maison ancienne et illustre3. Sa lieutenance générale de Bretagne4 fut, quelque temps après, donnée au maréchal de Châteaurenault5 , et servit bientôt après, pour une seconde fois, de dot à une autre Noailles, que son fils épousa. Le régiment Royal-infanterie6 fut donné à Denonville, fils aîné d'un sous-gouverneur des enfants de France pour qui Mgr le duc de Bourgogne avoit beaucoup de bonté7. Ce prince parut douloureusement affligé, en cette occasion, de ce que le Roi ne lui avoit jamais voulu permettre d'achever la campagne, qu'on lui fit croire finie après la prise de Brisach8. Le chevalier de Groissy9, qui
1. Mercure de décembre, p. 273, 276, 293, 294, 338, 339, 342, 344.