‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 299 sur 556 · Ci-dessus, pi · texte numérisé non relu

Ci-dessus, pi

3. La généalogie en est donnée dans Y Histoire de plusieurs maisons de Bretagne, par Du Paz (1620), p. 95-105, et au tome VII de Y Histoire généalogique, p. 379 et suivantes.

4. Ci-dessus, p. 64. Sous le règne suivant, cette lieutenance générale, la principale de Bretagne, rapportait trente-six mille livres par an (Mémoires de Luijnes, tome II, p. 421 et 424).

5. Le maréchal en fut pourvu le 22 avril 1704, avec une commission pour commander dans la province à la place du comte de Toulouse; il l'avait payée cent mille livres, et obtint un brevet de retenue de pareille somme (Dangeau, p. 486 et 493).

6. Roussel a fait l'histoire de ce régiment en 1766. Il venait immédiatement, comme importance, après les six « petits-vieux » (Dangeau, tome XV, p. 281). Calvo l'avait acheté du maréchal de Créquy, au prix de cinquante mille livres (ibidem, tome IV, p. 208).

7. Dangeau, tome IX, p. 355. Ce Denonville est celui que nous avons vu, p. 218, apporter la nouvelle de la prise de Brisach.

8. Dangeau, p. 356, passage reproduit ci-dessus, p. 220, note 1. Voyez les Mémoires militaires, p. 462 et 464.

9. De Croissy a été ajouté après coup en interligne. — Louis-François- Henri, d'abord chevalier, puis comte de Croissy après son mariage, était un frère cadet de Torcy, né le 15 février 1677. Après avoir débuté dans les mousquetaires, ensuite dans le régiment d'infanterie du Roi, en 1691, il avait obtenu le régiment de Santcrrc en 1692, était devenu bri-

vint apporter les drapeaux et le détail1, rapporta que les ennemis avoient perdu six mille hommes outre quatre mille prisonniers, parmi lesquels trois officiers généraux et six colonels2. Le jeune comte de Frise, qui en fut du nombre, fut envoyé, le soir même de la bataille, par le maréchal de Tallard, coucher à Landau, dont son père étoit gouverneur3, pour lui apprendre la vérité de cette journée4. On prétendit que l'armée ne perdit pas plus de quatre ou cinq cents hommes, mais5 beaucoup plus à proportion d'officiers. Landau reçut une capitulation hono- Landau rendu rable6. De quatre mille hommes qui étoient dedans, il a lallard'

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gadier à la première promotion de 1702, avait secondé son cousin Blainville dans la défense de Kaiserswerth, et contribué enfin à la victoire de Spire en enfonçant l'infanterie ennemie à la tête de la brigade du Roi. Maréchal de camp après la défaite d'Hochstedt en 1704, lieutenant général et gouverneur de Crécy-en-Brie en 1710, il obtint la lieutenance générale du pays Nantais à la mort du fils de Mme de Sévigné, en 1713, fut nommé ambassadeur extraordinaire auprès du roi Charles XII de Suède à la fin de 1714, revint en France en 1716, ne servit plus, et mourut à Paris le 24 août 1747. Rigaud avait fait de lui deux portraits en 1693 et 1696. 1. Dangeau, p. 355-357 ; Sourches, p. 227-228. — 2. Dangeau, p. 356.

3. Jules-Henri de Friesen, né à Dresde en 1650, mais d'origine suisse, était connu en France pour être le frère de la marquise de Villefranche, des du Puy-Montbrun, qui était revenue de l'étranger après la mort de son mari, émigré protestant tué à la bataille de la Marsaille, et qui s'était convertie avec sa fille, la galante demoiselle de Villefranche, dernier amour de Vauban. Comme familier de Guillaume d'Orange ou comme conseiller de justice en Saxe, comme officier général au service de ce roi et de cet électeur, enfin comme envoyé diplomatique de l'un et de l'autre, il avait pris une part active à la formation de la ligue allemande. Fait comte par l'empereur Léopold en 1695, il avait continué ses missions en Allemagne, puis avait quitté le service de l'Angleterre pour prendre rang dans l'état-major du roi des Romains lors de la nouvelle guerre, s'était distingué à la prise de Landau en 1702, et avait reçu, en récompense, le commandement de cette place. Voyez la suite p. 572.

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