‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 33 sur 556 · Tel est bien le texte du manuscrit, avec sa ponctuation · texte numérisé non relu

Tel est bien le texte du manuscrit, avec sa ponctuation

6. Tomes VII, p. 27, et VIII, p. 262. Voyez les Mémoires de Bussy, tome II, p. 9, année 1656, et la Milice françoise, tomes I, p. 190-191, et II, p. 25.

7. Gazette, p. 758 et 795. Il touchait alors à la quarantaine, et non à la cinquantaine. — C'est son cuisinier la Varenne qui lui avait dédié en 1651 le Cuisinier françois, réimprimé souvent jusqu'en 1738.

finances lors de leur mariage1, étoit une femme galante2, impérieuse, de beaucoup d'esprit et de lecture3, fort du grand monde, dominant sur ses amis, se comptant pour tout et les autres, ses plus proches mêmes, pour fort peu, qui a su se conserver une considération et une sorte de tribunal chez elle jusqu'à sa dernière vieillesse, où la compagnie fut longtemps bonne et travée, et où le prix se distribuoit aux gens et aux choses4. A son seul aspect, tout cela se voyoit en elle. Son fils et elle ne purent être longtemps d'accord, et ne l'ont été de leur vie : il se jeta aux Beringhens, qui le reçurent comme leur enfant. Il avoit près de vingt-cinq ans quand il la perdit3. La plus intime liaison s'étoit consolidée entre ses enfants et son neveu, et le vieux Beringhen, qui ne s'étoit pas moins conservé d'autorité dans sa famille que de considération6 dans le

1. Marie de Bailleul : tome IX, p. 13. M. d'Huxelles avait perdu une première femme à peine marié.

2. Historiettes de Tallemant des Réaux, tome V, p. 404-405, et Chansonnier, ms. Fr. 12 618, p. 313. Elle fut fort mêlée aussi aux affaires de Foucquet.

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