‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 34 sur 556 · C'est Domitia du Dictionnaire des Précieuses · texte numérisé non relu

C'est Domitia du Dictionnaire des Précieuses

4. Comparez un autre passage sur sa mort, dans la suite de nos Mémoires, éd. 1873, tome IX, p. 299, et l'Addition correspondante, au tome XIV du Journal de Dangeau, p. 1 38. — Le comte Éd. de Barthélémy a publié, en 1881, un livre sur la Marquise d'Huxelles et ses amis, et l'on a un recueil de ses papiers et correspondances donné par elle à Gaignières (Bibl. nat., mss. Fr. 12 769, 24983 et 24 984), une copie léguée à Jarzé (mss. Arsenal 3202 et 7080), plus trois volumes de lettres au marquis de la Garde (1704-1712), acquis par le musée Calvet, d'Avignon, en 1878, et dont les éditeurs du Journal de Dangeau, feu François Ravaisson, M. Frédéric Masson et Monmerqué, entre autres écrivains, se sont souvent servis. Nous avons fait déjà des emprunts à ces documents, et nous en ferons surtout par la suite.

5. Il s'agit de la tante Beringhen, morte en 1676, et non de la mère. — Jusqu'en 1669, époque où le futur maréchal perdit un frère aîné mort à Candie, il avait été destiné à l'Église, et même pourvu d'une abbaye. Cette mort lui fit revenir le gouvernement du Chalonnais, et il entra au service en 1671.

6. De considération est en interligne, sur un second d'autorité, biffé, et, plus loin, et auprès du Roy est aussi en interligne.

monde et auprès du Roi jusqu'à l'extrême vieillesse, eut d'autant plus de soin de l'entretenir, qu'il aimoit ce neveu comme son fils. Il ne mourut qu'en 1692, et, dès 1677, il avoit marié son fils à Mlle d'Aumont1.

Avec tous ces avantages, Huxelles sut cheminer. 11 devint l'homme de M. de Louvois, à qui il rendoit compte, et qui le mena vite2. 11 lui fit donner le commandement de ce malheureux camp de Maintenon, pour l'approcher du Roi, dont les inutiles travaux ruinèrent l'infanterie, et où il n'étoit pas permis de parler de malades, encore moins de morts3. A trente-cinq ans4, n'étant que maréchal de camp, Louvois lui procura le commandement de5 l'Alsace6 sous Montclar, puis en chef, à sa mort, au commencement de 16907, et le fit résider à Strasbourg pour

1. Les Beringhen héritèrent du maréchal d'Huxelles, dont le corps fut inhumé dans leur chapelle des Feuillants.

2. Mme de la Fayette le présente aussi comme l'officier d'infanterie à la mode et la créature de Louvois : Mémoires, éd. Asse, p. 201 et 244. Saint-Pouenge avait été son premier protecteur, si l'on en croit les Mémoires de Sourches, tome I, p. 149, et l'avait poussé à prendre une inspection de l'infanterie, comme Harcourt, alors que ces charges n'étaient pas encore appréciées à leur vraie valeur.

3. Il y a une chanson (ms. Fr. 12 620, p. 465) sur la faveur que ce commandement assura à M. d'Huxelles. Les travaux d'adduction des eaux de l'Eure jusqu'à Versailles se firent entre 1685 et 1690, pendant la paix. Saint-Simon en parlera plus longuement dans le résumé du règne. Voyez une lettre de Boileau (Œuvres de Racine, tome VI, p. 570), les Mémoires de Mme de la Fayette, p. 142, 151 et 171, le Gouvernement de Louis XIV, par P. Clément, p. 167-177, Y Histoire de Louvois, tome III, p. 382-391, 400-401 et 405-415, Madame de Maintenon, par le duc de Noailles, tome II, p. 43-95, et le tome II des Comptes des bâtiments. Le travail comprenait un canal de quarante kilomètres et un aqueduc de six, avec cent cinquante-deux arcades, quelques-unes hautes de vingt-cinq mètres, dont les débris seuls subsistent. La dépense perdue fut, dit-on, de huit millions et demi.

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