‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 331 sur 556 · Le fils de est en interligne, suivi d'une s biffée · texte numérisé non relu

Le fils de est en interligne, suivi d'une s biffée

5. Ce neveu est Antoine, Ve duc d'Albe, majordome-major, conseiller d'État, chevalier de la Toison d'or, mort le 29 janvier 1639. Le père, Diègue de Tolède, marié en 1565 à Briande de Beaumont, était mort le 11 juillet 1583, et sa femme en 1588.

6. Voyez l'article indiqué de Y Histoire généalogique. Lerin est en Navarre, à huit lieues de Pampelune et cinq d'Estella.

7. Du VIe, et non du VIIe : Ferdinand IV, marié à la sœur et héritière du marquis de Villanueva-del-Rio, majordome-major du roi, puis viceroi de Naples, enfin majordome-major de la reine régente en avril 1667, mort le 7 octobre suivant, dans sa quatre-vingt-sixième année. Le VIIe fut Antoine, qui hérita du comté d'Ossorno et du duché de Galisteo, président du conseil d'Italie, fait conseiller d'État le 30 septembre 1674, chevalier de la Toison d'or en 1675, mort en juin 1690, celui dont parlent les Mémoires de Mme d'Aulnoy, tome II, p. 105, ainsi que les Mémoires du marquis de Villars, p. 20, et ceux de Gourville, tome II, p. 5, et dont nous avons cité le portrait, par l'ambassadeur vénitien Foscarini (1686), dans notre tome VIII, p. 555.

8. Autre Antoine, qui fut aussi président du conseil d'Italie, et mourut le 15 novembre 1701, ayant perdu, le 8 novembre 1670, sa femme, Constance de Guzman Villamanrique. C'est celui que l'on surnommait le Padre eterno pour son extrême vieillesse : voyez notre tome VIII,

sadeur en France1. Son père, qui mourut en novembre 1701, avoit épousé la tante paternelle des ducs d'Arcos et de Banos, c'est-à-dire une Ponce de Léon2; il étoit veuf, chevalier de la Toison d'or, avoit eu des emplois distingués, et été enfin conseiller d'État. C'étoit un homme de beaucoup d'esprit, avec du savoir, mais fort extraordinaire3. Lorsque Philippe V arriva en Espagne, il en témoigna beaucoup de joie, et lâcha force traits plaisants et mordants sur la maison d'Autriche et sur quelques seigneurs qu'on lui croyoit attachés4. Louville fut convié de l'aller voir à Madrid : il le trouva assez malproprement5 entre deux draps, couché sur le côté droit, où il étoit sans avoir changé de place, ni laissé faire son lit depuis plusieurs mois. Il se disoit hors d'état de remuer, et se portoit pourtant très bien. Le fait

Étrange singularité du duc d'Albe père de l'ambassadeur.

p. 190, note 3, et les Mémoires du comte de Westerloo, tomel, p. 32. Il n'avait pu obtenir la grandesse de première classe : Gazette de 1692, p. 41.

1. Celui-ci est héritier des noms de Tolède, Beaumont, Henriquez de Ribera et Manrique, IXe duc d'Alba, Huesca et Galisteo, XIe comte d'Ossorno, de Lerin et de Salvatierra, marquis de Villanucva-del-Rio et de Coria, etc. Philippe V, à peine arrivé, lui a accordé la première classe de la grandesse, et l'a conservé au nombre des six premiers gentilhommes de sa chambre.

2. C'est l'ambassadeur, et non son père, qui avait épousé la sœur, et non la tante, de ces jeunes ducs, ci-dessus, p. 324. Notre auteur se rectifiera lui-même à la page 329.

3. Ce que va dire Saint-Simon du duc d'Albe est tiré de son Portrait au naturel de la cour d'Espagne comme elle est en 1701, rédigé à cette époque sur les notes de Louville, et que nous avons donné dans l'Appendice de notre tome VIII : voyez p. 544-545, où il n'avait pas fait d'erreur sur le mariage.

4. L'abbé de Vayrac, dans son tome III, p. 20-21, raconte que ce duc, « gémissant dans son lit depuis plusieurs années, » fit tous ses efforts pour aller rendre grâce de la proclamation du duc d'Anjou, et s'écria malignement : « Dieu soit loué de ce qu'avant mourir j'ai la consolation de voir le cardinal Portocarrero dans la Gloire, le comte d'Oropesa dans le Purgatoire, l'Amirante dans l'Enfer. »

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