‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 337 sur 556 · Un, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Un, dans le manuscrit

9. Dès 1703, ayant une fille religieuse, aux dames de Sainte-Marie de Saint-Denis, elle s'était fait une espèce d'ermitage de recluse dans ce couvent. Plus tard, en 1732, elle acquit l'usufruit d'un pavillon dépendant du couvent de Bellechasse (Arch. nat., S 4406, dossier n° 7), mais en céda la jouissance à Mme de Harlay, et c'est à Saint-Denis que, devenue aveugle, tombée en enfance, elle termina sa longue existence le 14 janvier 1750 (Mercure du mois de mars, p. 209; Mémoires de Luynes, tomes IX, p. 360, et X, p. 186).

10. Dévotion de est en interligne, au-dessus de celle de, que l'auteur a oublié de biffer.

sa liaison avec tout ce petit troupeau séparé, de saints amusements pour s'occuper1; mais ce qu'elle y rencontra de plus solide fut le mariage de son fils. L'unisson des sentiments dans cet élixir à part d'une dévotion persécutée, où elle figuroit sur le pied d'une grande âme, de ces âmes d'élite et de choix, imposa à l'archevêque de Cambray, dont les conseils déterminèrent contre ce2 que toute la France voyoit, qui demeura surprise d'un choix si bizarre et qui ne répondit que trop à ce que le public en prévit3. Ce fut sous de tels auspices4 que des personnes qui ne perdoient jamais la présence de Dieu au milieu de la cour et des affaires, et qui, par leurs biens et leur situation brillante, avoient à choisir sur toute la France, prirent un gendre qui n'y croyoit point, et qui se piqua toujours de le montrer, qui ne se contraignit ni devant ni après d'aucun de ses caprices, ni de son obscurité, qui joua et but plus qu'il n'avoit et qu'il ne pouvoit, et qui, s'étant avisé sur le tard d'un héroïsme de probité et de vertu, n'en prit que le fanatisme, sans en avoir jamais eu la moindre veine en réalité5.

1. Comparez l'Addition n° 127, sur Mme Guyon, dans notre tome II, p. 415, et le passage correspondant des Mémoires, p. 344-345.

2. Ce est en interligne, au-dessus de tout, inachevé et biffé.

3. 11 est question de ces relations dans les lettres du P. Lamy, bénédictin de Saint-Denis, à Fénelon. Ce religieux vantait la grâce de Mme de Mortemart, sa simplicité, sa droiture, son édifiante « fermeté pour Dieu. » Il est aussi parlé de ses rapports avec son fils dans une lettre que Fénelon adressa à la jeune duchesse le 4 août 1706.

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