‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 341 sur 556 · Tomes VII, p. 358, et IX, p · texte numérisé non relu

Tomes VII, p. 358, et IX, p

6. Mme de Renel avait un fils, né posthume le 12 octobre 1702, et que nous verrons épouser une Berwick en 1722.

7. Voyez les Grands d'Imhof, p. 129, et notre tome VII, p. 352, note 3; comparez, au Cabinet des titres, le dossier bleu 16 414.

8. Isabelle, tille du marquis de los Balbasès, Spinola de la branche espagnole, qu'il avait épousée à Vienne le 19 novembre 1675 (Gazette, p. 954). De ce mariage étaient nés trois filles, la marquise de Quintana, la comtesse de Penaranda, la princesse d'Avellino, et un fils, Lucas, prince de Molfette et marquis d'Alconcha, baptisé à Madrid le 25 mars 1680, qui devint lieutenant général et capitaine général en Espagne.

9. En 1679 : Gazette, p. 417 et 663; Mémoires de Mme d'Aulnoy, tome II, p. 95 et 96.

10. Dangeau, p. 382. Sa mère, Véronique Spinola, sœur de Mme de Monaco, était morte à Gênes, en 1688, lui laissant une fort grande fortune : Gazette, p. 118, 119, 129-130. Dangeau lui attribuait deux cent mille écus de rente.

11. Duché situé entre le Mantouan et le Crémonais, et fortifié au seizième siècle. En 1637, le duc de Parme avait été obligé de le céder aux Espagnols pour rentrer dans ses propres États.

rement1. L'Empereur, à qui il convenoit, s'en étoit emparé pendant la précédente guerre avant que l'acquéreur s'en fût mis en possession, qui, pendant ce que dura la paix de Ryswyk, n'en put jamais obtenir la restitution2. Je ne sais si cet objet n'entra pas pour quelque chose dans le mariage qu'il fit avec une sœur du ministre des affaires étrangères, qui, voyant presque toutes les filles des ministres assises3, fut flatté de faire aussi asseoir sa sœur*. L'âge étoit cruellement disproportionné; le vieux galant5 passoit pour être garni de cautères, et pour être extrêmement jaloux et avare, quoique avec un extérieur magnifique6 :

4. En 4689, on l'avait dit acheteur à réméré de Trieste, moyennant huit cent mille écus (Gazette, p. 42), puis de Casal-Maggiore (Gazette de 4694, p. 605 et 638). C'est le 46 juin 4693 qu'il avait conclu marché pour Sabioneta moyennant cinq cent mille écus : Gazette de 4693, p. 247, 323, 382, 449, 434, 549 et 550, et de 4694, p. 66, 78 et 94 ; mais le prince de Bozzolo, qui commandait dans la citadelle, s'était opposé à la délivrance, et l'Empereur s'en était saisi. Quand il deviendra maître du Milanais, en 4740, il donnera l'investiture au duc de Guastalla comme héritier de Bozzolo. En 4743, 4744 et 4745, le duc de Saint-Pierre réclamera son remboursement comme une charge de l'acquéreur du Milanais, et remontrera qu'il n'avait été exproprié de Sabioneta, ainsi que de ses autres États d'Italie, que pour son attachement à la France.

2. Selon la Gazette d'Amsterdam de 4702, Extr. c et n° ci, le roi Philippe V, ayant été l'hôte du duc de Saint-Pierre à Milan, comme nous l'avons vu, lors de son retour en Espagne, lui accorda la souveraineté de Varesoto et de Pieve-d'Arcidate en compensation de Sabioneta.

3. Une fille de M. de Châteauneuf, mariée au duc de la Feuillade; celles du chancelier le Tellier, mariées aux ducs de la Rocheguyon et de Villeroy; les deux cadettes de Chamillart, mariées aux ducs de la Feuillade et de Lorge; les filles de Colbert, duchesses de Chevreuse, de Beauvillier et de Mortemart. La sœur aînée de.Torcy n'avait épousé, comme nous l'avons vu, que le marquis de Bouzols ; une seconde était religieuse à Saint-Antoine, et la dernière, Mlle de Torcy, née en 4686, devait mourir à dix-neuf ans, sans alliance.

4. Sa corrige /a, et sœur a été ajouté en interligne, au-dessus de sienne, biffé.

5. Né en 4659, il n'avait qu'un peu plus de quarante-quatre ans.

6. 11 envoya pour présent de noces une somme de cent mille écus en or, presque toute de monnaie de Gênes (Dangeau, p. 385).

des cautères, je n'en sais rien; mais, pour la jalousie, il tint très exactement parole pour ceux qui l'avoient donné pour tel. Sa galanterie alla jusqu'à faire l'amoureux, et l'amour jusqu'à l'impatience1. Il ne put attendre le courrier qu'il envoya en Espagne pour l'agrément de cette cour : il supplia le Roi d'en vouloir bien être garant, et, moyennant cette légère faveur, il passa outre à épouser2. La nouvelle duchesse étoit fort jolie3. Elle ne vit point les princesses du sang, à4 qui le duc de Saint-Pierre ne vouloit pas donner Y Altesse pour n'en recevoir que YExcellence. Cela se passa assez désagréablement ; mais il tint ferme avec hauteur5. Le mariage fait, il ne demeura pas bien longtemps en France, et emmena sa femme, qu'on ne revit de plusieurs années, et encore avec lui, en passant6. G'étoit un homme de beaucoup d'esprit, qui avoit vu, lu et retenu, et qui se retrouvera ailleurs7.

4. Quatre mois auparavant, le bruit avait couru qu'il demandait Mlle d'Armagnac (Dangeau, p. 267).

2. C'est Dangeau qui rapporte cela, p. 383. Le contrat fut signé le 3 janvier 4704 : Dangeau, p. 397; Gazette de 4704, p. 24; Mercure du mois, p. 234-237 et 252. On en trouvera le texte au Dépôt des affaires étrangères, dans le volume France 4453, fol. 76-84. Le mariage eut lieu le 5.

3. Il y a des vers sur ses charmes dans les Lettres de Mme Dunoyer, lettre xcvn, tome IV, p. 384-385. Depuis janvier 4702, elle était des danseuses de Marly.

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