Ce nom surcharge un premier Chamillart effacé du doigt
4. Celui que M. d'Huxelles portait par simplicité : ci-dessus, p. 42.
5. Depuis Colbert, le contrôleur général portait une canne à bec de corbin, mais non l'épée, ni le petit manteau (Luynes, tome XIV, p. 482).
6. Non pas quand il était revenu de son ambassade de Suède pour prendre la succession de M. de Lionne au ministère (tome VI, p. 335), mais lorsque, en 1696 (tome III, p. 142-143), il reparut aux affaires, avec la simple surintendance des postes, pour avoir en réalité la direction de son gendre Torcy, rapporter les affaires au Conseil, etc.
7. Aux conférences de Breda, Courtin était non seulement l'oracle et l'âme de toutes les délibérations, mais aussi la joie des réunions des
demeura pourtant simple conseiller d'État, quoique fort distingué, parce qu'il ne vaqua rien parmi les ministres tant que son âge et sa santé1 lui auroient permis d'en profiter. En ces temps-là, et jusqu'à la mort du Roi, nul homme du Parlement ne paroissoit à la cour sans robe, ni du Conseil sans manteau, ni2 magistrat ni avocat nulle part dans Paris sans manteau, où même beaucoup du Parlement avoient toujours leur robe3. M. d' A vaux seul conserva la cravate et l'épée , avec un habit toujours noir, au retour de ses ambassades4 : aussi s'en moquoit-on fort, jusque-là que ses amis et le Chancelier lui en parlèrent. Le Roi, qui en rioit aussi, eut pitié de cette foiblesse, et ne voulut pas lui faire dire de reprendre son rabat et son manteau. Le président de Mesmes, son frère5, ne l'approuvoit pas plus que les autres. Ce pauvre homme, avec sa charge de l'Ordre et son cordon bleu en écharpe, se comptoit6 faire
plénipotentiaires, qui avaient emmené avec eux plus d'un gai compagnon, les Guiche, les Saint-Évremond, les Souzy. Voyez les Mémoires de Gourville, éd. Lecestre, tome 1, p. 226-227.