‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 352 sur 556 · Ce mot surcharge V oc[casion\, effacé du doigt · texte numérisé non relu

Ce mot surcharge V oc[casion\, effacé du doigt

8. Cela a déjà été raconté à l'occasion du mariage : tomeX, p. 22.

9. Cinique corrige si. — 10. Gaspard de Fieubet : tome III, p. 97. 11. Après avoir écrit l'élision d' à la fin d'une ligne, il a mis d' Estât

à la ligne suivante.

caractère le plus grand monde de la ville et de la cour et dans les et retraite meilleures compagnies, recherché par toutes les plus dis- [Add. S'-S. 512) tinguées1, quelquefois gros joueur, et qui avoit été chancelier de la Reine2. Il menoit Courtin à Saint-Germain au Conseil, et on voloit fort dans ces temps-là : ils furent arrêtés et fouillés, et Fieubet y perdit gros qu'il avoit dans ses poches. Comme les voleurs les eurent laissés, et que Fieubet se plaignoit de son3 infortune, Courtin s'applaudit d'avoir sauvé sa montre et cinquante pistoles4 qu'il avoit fait à temps glisser dans sa brayette*. A l'instant voilà Fieubet qui se jette par la portière, à crier après les voleurs et à les rappeler si bien, qu'ils6 vinrent voir ce qu'il vouloit. « Messieurs, leur dit-il, vous me paroissez d'honnêtes gens7 dans le besoin; il n'est pas raisonnable8 que vous soyez les dupes de Monsieur que voilà, qui vous a escamoté cinquante pistoles et sa montre ; » et se tournant à Courtin : « Monsieur9, lui dit-il en riant, vous me l'avez dit ; croyez-moi, donnez-les de bonne grâce et sans fouiller10. » L'étonnement et l'indignation de Courtin furent tels, qu'il se les laissa prendre sans dire

1. Le duc de Verneuil l'avait nommé, en 4682, son légataire universel et son exécuteur testamentaire; il s'en déchargea sur la veuve en 4684 (Bibl. nat., ms. Fr. 40 265, fol. 25 v°; Arch. nat., Y 246, fol. 472 v°). En 4685, le Roi le désigna pour être chef du Conseil du duc du Maine (Dangeau, tome I, p. 468 et 356; Sourches, tome I, p. 246). Il fut aussi commissaire aux états de Bretagne, exécuteur testamentaire du duc du Lude, et président des Grands jours de Poitou en 4688 (ibidem, tomes I, p. 497 et 245, et II, p. 458 et 330).

2. Cette charge lui valait mille livres de gages et une pension de six mille livres.

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