Ce mot semble surcharge un premier accomod[ées
2. Rancé l'y avait encouragé. Le 7 août 1691, il vint annoncer son dessein au Roi, qui lui garda néanmoins sa place au Conseil. Voyez notre tome IV, p. 401, note 4, le Journal de Dangeau, tome IV, p. 413, l'épitre de la Fontaine au duc de Vendôme, dans ses Œuvres, tome IX, p. 207, les vers de Coulanges, dans ses Mémoires, p. 260-261, le Chansonnier, ms. Fr. 12 690, p. 351, et M. Allaire, La Bruyère dans la maison de Condé, tome II, p. 465-466.
3. Il aimait le plaisir, n'était pas sévère sur ce chapitre, disent les contemporains, et garda dans sa retraite les commodités de la vie, sa cuisine et son écurie, des gens pour le servir, le nécessaire enfin. Voyez son distique sur sa sortie du monde, et la réponse de Santeul (Œuvres, éd. 1698, tome I, p. 385), son épitaphe de Descartes en vers français, dans la Description de Paris, par Piganiol, tome V, p. 244-245, ses vers sur la fragilité de la vie humaine, dans les Lettres de Boursault à l'évêque de Langres, p. 81-82, d'autres vers, dans le recueil du P. Bouhours, p. 243, qui lui firent donner place au Parnasse françois, p. 456, et les gazettes en vers et prose que lui adressait Boursault. Voltaire a dit que c'était un « des esprits les plus polis du siècle. » Il tenait chez lui des conférences littéraires.
4. Il mourut dans sa maison de Villefrit ou Villeflix, près Paris, le 10 septembre 1694, à soixante-sept ans, et fut inhumé le 15 à Saint- Paul, où son ami l'abbé Anselme prononça l'oraison funèbre (Dangeau, tome V, p. 76-77, avec l'Addition n° 513; Addition n° 105, dans notre tome II, p. 401 ; ms. Clairambault 1194, fol. 212-245). On a son portrait gravé par Nicolas Pitau d'après la peinture de C. le Feuvre. L'hôtel qu'il habitait au quai des Célestins subsiste encore, mais modifié par les réparations modernes; c'est aujourd'hui l'école Massillon, et M. l'abbé
II1 y avoit déjà longtemps que Courtin, très infirme, Dispute pour presque aveugle, et il le devint à la fin2, ne3 sortoit plus d® Conseil
de sa maison4, où il nerecevoit même presque plus per- entre la Reynie
sonne5, lorsqu'il mourut, fort vieux, d'une lonsrue maladie6. . ctl^rche-
. * .. . , . ° . veque de Reims,
Il étoit doyen du Conseil7. La Reynie, célèbre pour avoir qui le gagne.
commencé à mettre la place de lieutenant de police sur \Add.S-S.ôiï]
le pied où on la voit, mais néanmoins homme d'honneur,
et grand et intègre juge8, suivoit Courtin, et prétendit être
doyen", lorsque l'archevêque de Reims10, conseiller d'Etat
d'Église entre-deux'1, le prétendit aussi. La Reynie se
récria ; il demanda à l'archevêque ce» qu'il en prétendoit
faire, lui qui, par sa dignité de pair, précédoit le doyen
du Conseil, et qui, par ses richesses, ne pouvoit être touché
de quelque milliers d'écus que le doyen avoit de plus
que les autres conseillers d'État12. L'archevêque convint
qu'il n'avoit que faire du décanat pour rien, mais que, lui
Paul Lallemanden a écrit l'histoire en 4882, en même temps que celle de Fieubet, pour qui le second Mansart l'avait construit de 1676 à 1681, avec des peintures de le Sueur et de Rousseau. Une lettre de Mme de Coulanges nous appprend que le duc de Chaulnes voulut acheter Villetlix en 1695.