De est en interligne, au-dessus d'avec, biffé
LES MARÉCHAUX CRÉÉS EN 1703. il 7
parleur, dont il abusoit souvent en plus d'une manière. Étant maréchal de camp, il alla ambassadeur en Danemark, où il se brouilla fort avec cette cour, et se brouilla, pour lui plus funestement encore, avec M. de Barbezieux, duquel il étoit assez bien voulu. C'étoit en 1698 ou 91. Écrivant à MM. de Barbezieux et de Torcy, secrétaires d'État, l'un de la guerre, l'autre des affaires étrangères, il leur dit du mal de l'un à l'autre, mais surtout à Torcy de Barbezieux, sur lequel il s'échappa beaucoup en belles phrases9. Par le plus grand malheur du monde, son secrétaire se méprit au dessus : tellement que ces deux secrétaires d'État reçurent en même temps la lettre qui étoit pour son confrère. Barbezieux entra en furie, et ne le lui pardonna jamais. Torcy, plus doux et plus modéré, moins maltraité aussi, ne fut pas si vindicatif; mais, pour l'amitié et la confiance, elle ne se put plus espérer3. De retour en 1702, et bien soulagé de trouver Barbezieux mort et Chamillart en place, il fut fait lieutenant général, et son oncle, devenu maréchal de France, le mena sous lui à la Rochelle, où peu à peu il se le substitua. 11 mourut à Paris, 22 janvier 17224, et n'a laissé qu'une fille mariée au comte de Clère, remariée depuis à Valsemé qui a un emploi chez M. le duc d'Orléans et son régiment de cavalerie, qui se fait appeler M. de Graville et porte les armes de cet amiral et son nom de Malet, quoique sans pouvoir montrer qu'il soit de la5 maison que cet amiral a illustrée. Sa femme a été gouvernante de M. le duc de Chartres. »