Voyez notre tome V, p. 98, etc
4. Ce dernier détail n'est donné que par Fauvelet du Toc, p. 229.
Hollande1, qui sont curieux, sont tirés2 d'autres manuscrits du même, depuis 4630 jusqu'en 1660 3. Sa femme mourut en [septembre] 1667.
« Henri-Louis de Loménie4 eut la survivance de secrétaire d'État de son père et du département des affaires étrangères à seize ans, en août 1651. L'année suivante, il entreprit le voyage de toute l'Europe, et s'arrêta deux ans à Mayence pour y achever ses études et apprendre l'allemand et les langues du Nord. En 1654, il commença tout de bon ses voyages ; il parcourut l'Allemagne, la Hollande, la Pologne, le Danemark, la Suède, la Laponie, repassa par l'Autriche et la Bavière, et se promena par toute l'Italie, et rapporta une relation latine de ce qu'il avoit vu, très exacte et très élégante; et, à son retour, il entra dans les fonctions de sa charge, même seul aux voyages de la cour, lorsque son père demeuroit à Paris5, et fut commissaire du Roi en plusieurs traités et affaires importantes.
« 11 avoit épousé, en 1656, la fille de feuG M. de Chavigny secrétaire d'État, fils de M. Bouthillier, surintendant des finances7, mort en 1652. M. de Brienne la perdit en 1663 8, et la tête lui en tourna, en sorte que son père, âgé lors de soixante-huit9 ans, et qui ne voyoit personne dans sa famille pour le remplacer, ne fit pas de grands efforts pour parer à M. de Lionne, dont la capacité, et, en dernier lieu, son traité de Madrid, la paix des Pyrénées, dont il avoit ménagé toute la gloire au feu cardinal Mazarin, et le mariage du Roi, l'objet de tous les vœux de la Reine mère, [le] destinoient à la première grande place vacante, dont aucune ne lui convenoit mieux que celle de secrétaire d'État ayantle département des affaires étrangères.
« M. de Brienne se retira donc à Paris, aux Pères de l'Oratoire, qui ne lui permirent que tard, et à regret, de prendre leur collet et le sous-diaconat. La dévotion se dissipa en poésies, car il étoit grand poète françois, et surtout latin ; le regret de sa charge et son érudition s'exhala en ouvrages en vers et en prose de toutes sortes. Mais bientôt, se trouvant trop resserré et souvent contredit sur ses poésies, il prit le large, gagna l'Allemagne, y fit des personnages honteux, et s'y attira de fâcheuses affaires. De retour à Paris, la cour et sa famille, de concert, le firent arrêter et conduire en l'abbaye Saint-Germain-des-