I. Vol. Espagne 122, fol
ment cesser, je vois que Votre Majesté et la reine souhaitent que la princesse des Ursins demeure auprès d'elle. Je ne m'y oppose pas ; mais obligez-la, pour votre bien, de vivre dans une grande intelligence avec mon ambassadeur. Il seroit peu convenable, et, pour ainsi dire, ridicule aux yeux de toute l'Europe, de changer à tous moments les ministres que j'emploie en Espagne....
« Parlez, je vous prie, à la reine dans le sens que je vous écris; elle est plus capable que personne de se rendre à la raison. Croyez tous deux que ma tendresse pour vous est très grande, et que je suis plus touché que vous ne le pouvez être des chagrins que je suis obligé de vous témoigner. Mais je ne vous aimerois pas comme je dois vous aimer, si je les déguisois1.... »