‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 55 sur 556 · Dangeau, tome IX, p. 105-106; Sourches, tome VIII, p · texte numérisé non relu

Dangeau, tome IX, p. 105-106; Sourches, tome VIII, p

6. C'est-à-dire pour une charge vénale qui ne rapportait que vingt mille livres par an. Le produit total dépassait vingt et une mille livres.

7. Au moins cent mille livres, dit Dangeau, d'où est tiré tout ceci.

faire aucune fonction de colonel général; ce temps-là même fut encore abrégé par la même protection qui lui avoit valu la charge1. Il n'avoit que vingt-cinq ans2, n'avoit servi que dans l'infanterie3. Le Roi étoit piqué contre le cardinal de Bouillon, contre le comte d'Auvergne, contre la fraîche désertion de son fils, contre le chevalier de Bouillon, de propos fort impertinents qu'il avoit tenus4; et, malgré tant de raisons, il fit, en faveur du comte de Toulouse, la faveur la plus signalée au comte d'Evreux, tandis qu'aucun des quatre fils de France5 n'auroitpas osé lui demander la moindre grâce pour personne, et que, s'ils l'avoient hasardé, outre le refus certain, celui pour qui ils se seroient intéressés auroit été perdu sans ressource,

La cour venoit de voir un mariage fait sous d'étranges auspices, auxquels6 aussi le succès7 répondit promptement : ce fut du marquis de Beaumanoir avec une fille du duc de Noailles8. Lavardin, son père, avoit épousé en première noces une fille du duc de Luynes, dont une fille unique, mariée à la Chastre. Il s'étoit remarié à une sœur du duc et du cardinal de Noailles, dont il fut encore veuf,

1. Le 7 août suivant, il obtint le justaucorps vacant par la mort du duc de la Ferté (ci-après, p. 147) : Arch. nat., 01 47, fol. 151 v°.

Page 1