Succès, ici encore, ne signifie que résultat, suite
8. Mariage déjà annoncé en 1701, à propos de la mort du père du marquis : tome IX, p. 70-72, où sont nommés tous les personnages qui vont reparaître ici.
Mariage de
Beaumanoir
avec une fille
du duc
de Noailles.
[Add. S'-S. 463]
et en laissa un fils unique, seul reste de son illustre nom, et deux filles1, et aucun des trois établi. En mourant, il défendit à son fils d'épouser une Noailles sous peine de sa malédiction, et conjura le cardinal de Noailles, à qui il2 le recommanda, de ne le pas souffrir. Je ne sais quel mécontentement il avoit eu d'eux; mais il comprit que, son fils étant riche et ayant besoin de protection pour entrer dans le monde, pour avoir un régiment, et surtout pour obtenir la lieutenance générale de Bretagne, sur laquelle il n'avoit que cent cinquante mille livres de brevet de retenue3, les Noailles, à l'affût des bons partis, tâcheroient bien de ne pas manquer celui-là, qui s'y livreroit volontiers pour trouver ces avantages, et c'est ce qui l'engagea à y mettre tout l'obstacle que l'autorité paternelle, la religion, et la confiance forcée en son beau-frère pour le piquer d'honneur, lui purent suggérer; mais Lavardin4 eut le sort des rois, dont les volontés sont, après leur mort, autant méprisées que redoutées de leur vivant. Il mourut en août5 1701. Les Noailles empêchèrent que le Roi disposât de la charge, quoique fort demandée, et laissèrent croître le petit garçon, qui n'avoit que seize ans à la mort de son père, et aucun parent proche en état de s'opposer à leurs volontés6. Ils7 en prirent soin comme en étant eux-mêmes les plus proches, ils le gagnèrent, ils
4. Il n'a parlé, en 4701, que de celle qui épousera le duc de Chaulnes en 4704. La seconde, Marie-Louise-Henriette, sera mariée, le 9 février 1708, avec Jacques-Louis, marquis de Beringhen, deviendra veuve le 4er novembre 4723, et mourra le 44 décembre 4755, à soixante-cinq ans.