‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 59 sur 556 · Tome IV, p. 66 et suivantes. — 5. Tome V, p · texte numérisé non relu

Tome IV, p. 66 et suivantes. — 5. Tome V, p

Généraux

des armées.

Ridicules

de Villars

sur sa femme.

Paul III Farnèse1 dit avec plus de raison, et dans la plus juste amertume de son cœur, en mourant : Si mei non fuissent dominait, tune immaculatus essem, et emundarer a delicto maximo". Ce mariage ne dura pas un an : le jeune Beaumanoir fut tué à la fin de la campagne, à la bataille de Spire3, finit son nom et sa maison, laissa ses deux sœurs héritières, et sa charge en proie aux Noailles, qui en marièrent une autre fille4 à Ghâteaurenault5 fils de celui que nous venons de voir faire maréchal de France, et qui eut la lieutenance générale6 de Bretagne7.

Les dispositions ne tardèrent pas à être faites pour les armées8 : il n'y eut pas à toucher à celle d'Italie, où le duc de Vendôme étoit demeuré9; le maréchal de Villeroy, [qui] passoit presque tout l'hiver à Bruxelles10, eut avec le maréchal de Boufflers l'armée de Flandres11; le maréchal

1. Alexandre Farnèse, né le dernier février 1468, cardinal en 4493, évêque d'Ostie et doyen en 1524, élu pape le 13 octobre 1534, mourut le 10 novembre 1549. Voyez la suite des Mémoires, sur les Farnèse, tome XVI. p. 327-328. C'est ce Paul 111 qui lança la bulle In cœna Domini, qui convoqua le concile de Trente, autorisa la fondation de la Société de Jésus, confia la construction de Saint-Pierre à Michel-Ange, et quitta le Vatican pour le Quirinal.

2. Imitation libre du psaume XVIII, verset 14. L'Art de vérifier les dates, tome I, p. 334, en parlant de Paul III, donne cette traduction : « Si je n'avois point fait princes mes parents, je serois maintenant sans reproche devant Dieu et exempt d'un grand péché. » C'était une allusion au duché de Parme constitué par ce pape pour son fils naturel.

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