‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 64 sur 556 · Il a parlé de cet ordre en 1693, tome I, p · texte numérisé non relu

Il a parlé de cet ordre en 1693, tome I, p

4. Monseigneur avait été reçu dans le cabinet du Roi à la Pentecôte de 1693, mais en compagnie de Monsieur et de son fils, du prince de Conti et du maréchal de Bellefonds (Dangeau, tome IV, p. 281-282).

5. 11 y avait eu d'abord, le 4 janvier, distribution de quarante croix pour la marine et réception de quatorze chevaliers. Le 21, au soir, le Roi « fit une promotion de cinq cent quarante chevaliers de l'ordre de Saint-Louis, et il y en eut encore plus de quatorze cents mécontents; mais il n'étoit pas possible qu'il contentât tout le monde » (Sourches, p. 3 et 11). Selon Dangeau, p. 101, ces croix étaient au nombre de cinq cent douze, pour des officiers estropiés ou ayant plus de trente ans de service, et le Roi déclara que cette dernière condition serait dorénavant exigée rigoureusement. Le Mercure du mois, p. 91-145, en compte plus de six cent soixante. Le 28 janvier, « le duc de Bourgogne

après1 le gouvernement d'Aire2 à vendre3 à Marcin, vacant Gouvernement par la mort du chevalier de Tessé frère du maréchal, mort l'été précédent à Mantoue, où il commandoit4, et cent mille francs au maréchal de Villeroy pour faire son équipage6, puis disposa enfin de la charge de capitaine des

d'Aire

à Marcin,

à vendre.

100 000 tt

au maréchal

de Villeroy.

reçut du Roi l'ordre de Saint-Louis à la tête d'une quarantaine d'officiers vieux ou estropiés. Quelques jours auparavant, ce prince avoit dit au Roi que, puisqu'il lui faisoit l'honneur de lui donner les armées à commander, il se regardoit comme maréchal de France, et que, comme S. M. donnoit aux maréchaux de France l'ordre de Saint-Louis, il la supplioit de le lui vouloir aussi donner. D'abord le Roi n'avoit pas compris qu'il le lui demandât pour lui; mais, le prince s'étant expliqué plus clairement, le Roi lui avoit dit que cette affaire ne seroit pas difficile à faire pour lui, et, lui ayant demandé quel jour il vouloit qu'il lui donnât cet ordre, le prince lui avoit répondu qu'il seroit bien aise d'être reçu avec les autres chevaliers; et effectivement c'étoit là le moyen de s'attirer l'amitié de tous les officiers des armées. » (Sourches, p. 13.) 4. Dangeau, p. 137.

2. Ce petit gouvernement rapportait de quatorze à quinze mille livres, plus un droit de trois mille livres : Dangeau, tomes III, p. 140, et IX, p. 137. Un capitaine aux gardes en donna quarante-cinq mille écus : Sourches, tome VIII, p. 45, 47 et 64.

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