Dangeau, p. 99 et 117. — 2. Ci-dessus, p. 65 et
3. Dangeau, p. 150. Quelques-uns de ses colonels étant revenus à la cour, on les fit repartir sous peine d'aller à la Bastille.
4. C'est Monasterol surtout, l'agent de l'Électeur dont il va être parlé dix-sept lignes plus loin, qui répandait ces accusations contre le maréchal. Celui-ci se défendait vivement et représentait la nécessité d'agir avec prudence et de bien préparer les ressources dont il aurait besoin pour s'enfoncer au cœur de l'Allemagne vers les premiers jours de mai (Mémoires de Villars, tome II, p. 74, 75 et 282-289 ; Villars (V après sa correspondance, tome I, p. 198-206 ; Mémoires militaires, tome III, p. 526-547 et 552; Dangeau, p. 154 et suivantes).
5. C'est bien plus tard, et après être entré en Allemagne, que Villars fit cette démarche, qui fut connue à Versailles le 17 juin (Dangeau, p. 216 ; Sourches, p. 111) : « Le prince Louis de Bade.... a refusé un passeport pour la maréchale de Villars, qui vouloit aller joindre son mari sur le Danube, et a renvoyé la lettre que ce maréchal lui avoit écrite, toute ouverte et sans lui faire réponse. » Saint-Simon reviendra sur ce fait ci-après, p. 154-155, sans se rappeler qu'il avait devancé les temps.
6. Ceci est du mois de février. « Ce prince a mandé à M. de Villars qu'il le prioit de se ressouvenir de leur ancienne connoissance et
* Refusé de corrige des lettres effacées du doigt.
de se faire accompagner par sa femme, ne se montra pas avec lui; plus galant que le prince Louis 1 : tellement que Villars, ÇJj* enhn en furie, ne songea qu'à différer. L'approvisionnement, les recrues, l'arrivée des officiers, mille détails dont il sut profiter furent ses prétextes2. Cinquante bataillons et quatre-vingts escadrons, avec force officiers généraux, destinés à passer avec lui, se morfondirent longtemps, peu touchés des charmes de la maréchale3. Le comte
d'épargner ses terres, particulièrement sa maison de Rastadt; il l'a fait rebâtir depuis peu et y faisoit sa résidence » (Dangeau, p. 427 ; Sourches, p. 36 et 39). Selon la Gazette d'Amsterdam, n° xx, le prince promettait de faire payer les contributions de guerre, si l'on évitait les ravages, et Villars envoya au Roi cette lettre, qu'on affecta, à l'étranger, de regarder comme apocryphe. Des sauvegardes furent placées à Rastadt et dans les dépendances; mais elles ne pouvaient empêcher les désordres des maraudeurs, et c'est alors que, de part et d'autre, on usa de représailles (Dangeau, p. 493; Sourches, p. 83 et 88; Gazette de Bruxelles, p. 443 et 325). Comme compensation, l'Empereur assigna au prince des terres de Silésie valant soixante-neuf mille écus (Gazette d'Amsterdam, n° xli).
4. Cette autre nouvelle fut connue deux jours avant celle du passeport sollicité (Dangeau, p. 244) : « M. de Villars a demandé au Roi, avec de si grandes instances, que la maréchale sa femme pût passer en Allemagne et le joindre, que S. M. y a enfin consenti. Elle s'en ira à Ulm ; mais on ne croit pas qu'on lui permette d'aller à Munich. » La dernière lettre de Villars au ministre publiée par M. de Vogué (tome II, p. 293-299) est datée du 30 mai, à Riedlingen, et c'est le 8 juin que le Roi fit répondre que Mme de Villars pouvait faire « ce qui conviendrait. » Comme Saint-Simon le racontera p. 454, elle était partie pour Strasbourg depuis le 40 février; là, son mari lui donna, le 1er avril, le « divertissement d'une bataille feinte » dans la plaine voisine. De même la maréchale de Boufflers avait passé l'hiver avec son mari à Bruxelles ; mais elle en revint à la fin d'avril. (Gazette de Bruxelles, p. 444, 245, 246 et 264.)
2. Furent ses prétextes a été ajouté en interligne, et un point mis après différer, deux lignes plus haut.
3. Villars écrivait au prince de Conti, le 14 avril : « Si, dans l'exécution de ce dessein auquel je marche présentement, je fais quelques fautes, envoyez-moi les grands raisonneurs ; nous les mènerons aux retranchements de M. de Bade.... Ils seront plus trai tables.... que sur les terrasses de Versailles et Marly, où l'on traite un pauvre diable
d'Albert, que le Roi ne voulut jamais rétablir, non pas même le laisser colonel réformé1, eut permission d'aller chercher fortune en Bavière au service de l'Électeur, et alla, avec Monasterol2, son envoyé ici, joindre ces troupes •pour passer avec elles3. A la fin, Villars, poussé à bout d'ordres pressants, et ne pouvant plus trouver d'excuses sous les yeux de tant de témoins, passa le Rhin et se mit sérieusement en marche4. 11 poussa devant lui Blainville, avec une vingtaine de bataillons5, qui emporta le château
d'extravagant ou par l'amour, ou par l'avarice, ou par la vanité ; car j'ai ouï dire qu'il n'y avoit que ces trois petits points dans mon procédé.... » (Mémoires, éd. Vogué, tome II, p. 288.) Comparez les lettres publiées dans le Mercure de mai, p. 277-290.