Tome X, p
2. Ferdinand-Auguste Solaro, comte de Monasterol (on prononçait, et l'on écrivait même parfois : Monastrol), Piémontais attaché au service de l'Électeur et gentilhomme de sa chambre, était venu faire une mission de compliments à Versailles et à Madrid, de février à mai 1698, puis, devenu capitaine des gardes du prince, était revenu à Paris en 1699, avait négocié le traité d'alliance de 1701-1702, et cherchait sans succès, depuis lors, à rejoindre l'armée de son maître pour y prendre rang de lieutenant général. Il mourut à Munich, peut-être par suicide, en mars 1718, ayant épousé à Paris la veuve de M. de la Chétardye. Villars le considérait comme l'ennemi le plus perfide pour lui, et le serviteur le plus pernicieux pour son propre maître. M. le marquis de Vogué s'est beaucoup servi de sa correspondance secrète, conservée aujourd'hui dans les archives de la famille Torring.
3. Dangeau, tome IX, p. 154, 159, 160 et 165 ; Sourches, p. 60. Recommandé chaudement par Villars à l'Électeur (Villars d'après sa correspondance, tome II, p. 279-280), le colonel reparut à Versailles en décembre, avec une mission de son nouveau maître.
4. Le 16 avril : Dangeau, p. 170 et suivantes; Sourches, p. 66 et suivantes; Pelet, Mémoires militaires, tome III, p. 563 et suivantes. Villars (Vaprès sa correspondance, tome I, chap. m et iv, p. 183-264; correspondance de Villars communiquée à Soulavie par MM. de Vogiié, et publiée dans le tome I des Pièces inédites sur les règnes de Louis XIV et de Louis XV, p. 226-292 ; correspondance avec l'Électeur, septembre 1702 à septembre 1703, dans le ms. Nouv. acq. fr. 496, fol. 48-246. En passant le Rhin, il promit à l'Électeur de percer aussi loin que la terre pourrait le porter, et le pain le suivre.
5. Blainville venait d'être rappelé de Namur sur la demande de Vil-
d'Hasslach1, où cent quatre-vingts hommes demeurèrent prisonniers, dans la vallée de la Quinche2, à trois lieues de Gegenbach3, où étoit le prince Louis, qui, par toutes les lenteurs du maréchal, étoit sur le point d'être joint par vingt bataillons que lui envoyoient les Hollandois. Ces retranchements, examinés et tournés, furent trouvés de digestion trop dure; il fallut prendre des détours : on réussit4, et Villars, capitaine de vaisseau5, qui avoit eu permission de faire la campagne auprès du maréchal son frère, arriva le 6 mai, après dîné, à Versailles, dans le temps que le Roi travailloit avec Chamillart dans son cabinet, qui l'y fit entrer d'abord6. Il apportoit la nouvelle que
lars : Dangeau, p. 165, 174, etc.; Sourches, p. 63; Mémoires militaires, p. 573-577; Quincy, Histoire militaire, tome IV, p. 77-80.