‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 111 sur 610 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

6. Dangeau, p. 254, 255 et 257; Sourches, p. 211 et 226. Mme de Châtillon s'était déjà fait faire la grande opération en septembre 1704.

7. Tome X, p. 99-100. — 8. Tome II, p. 207. 9. La généalogie de Brouilly a été faite en dernier lieu dans le

Supplément du tome IX de Y Histoire généalogique, lrc partie, p. 251. 10. Antoine de Brouilly, marquis de Piennes, servit en 1644 et 1615 à la tète du régiment de cavalerie de Mazarin, eut un brevet de maréchal de camp en 1616 et le gouvernement d'Ardres en 1648, le quitta

deux filles d'une Godet des Marais1 : ce qui, dans la faveur de Monsieur de Chartres, Godet des Marais aussi2 et leur oncle, leur servit fort auprès de Mme de Maintenon. G'étoient deux fort grandes personnes, les mieux faites de la cour, Mme d'Àumont plus belle, Mme deChâtillon, sans beauté, bien plus aimable; toutes deux mariées par amour3. M. de Châtillon, qui étoit l'homme de France le

en 4651 pour prendre celui de Pignerol, fut créé lieutenant général la même année, en même temps que mestre de camp en chef du régiment remis par le cardinal Mazarin, eut le cordon bleu dans la promotion du 31 décembre 1661, obtint en août 1668 l'érection de sa terre de Mesvillers en marquisat de Piennes (Arch. nat., XlA 8667, fol. 134 v°), et mourut le 1er novembre 1676, âgé de soixante-cinq ans. L'état de ses services est dans la Chronologie militaire, tome IV, p. 95-96, et la copie de son portrait de l'Ordre dans le ms. Clairambault 1236, fol. 173 et 190. Il signait : Antoine de Brouly Pienes. Son rôle fut considérable, pendant la Fronde, entre Mazarin et Retz.

1. Le premier a de Marais surcharge un e. — Françoise, fille de Claude Godet des Marais, capitaine de la côte de Touques et explorateur au Canada, et de Jeanne Gravé, et tante paternelle de l'évêque de Chartres (tome II, p. 207), épousa en premières noces, vers 1646, Jean Gravé de Launay, dit Launay-Gravé, très riche partisan et trésorier des états de Bretagne, le perdit le 5 juin 1655, se remaria, par contrat du 14 février 1661 (Arch. nat., Y 199, fol. 229 v°) avec M. de Piennes (Bibl. nat., ms. Nouv. acq. fr. 3621, n° 7207), perdit encore ce second mari en décembre 1676, et mourut elle-même le 17 (?) avril 1678. Elle avait commencé par être « demoiselle » de la première femme de Launay-Gravé, sa parente (Sourches, tome I, p. 318). Ce fut une des dames excentriques de ce temps-là, très belle et fort grande, mondaine, précieuse, joueuse, galante. Colbert l'aima. Le ballet des Romans fut représenté chez elle. Voyez les Historiettes de Tallemant, tome VI, p. 352-376, la Carte de ta cour de 1663, p. 70, et les Mariages dans Vancienne société, par M. Bertin, p. 507-512.

2. Aussg est en interligne. — En s'occupant d'un découvreur du nom de Gravé, dans les Documents sur la marine marchande publiés pour la Société de l'Histoire de Normandie, en 1889, p. 93-98, M. Charles Bréard a signalé quelques détails intéressants de la généalogie des Gravé et des Godet antérieurs à Mme de Piennes, et bons n rapprocher de l'historiette consacrée à Françoise Godet par Tallemant, qui fut des premiers à la courtiser. Comparez ;uissi le Mercure du mois de mai 1703, p. 353-359.

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