‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 118 sur 610 · El est en interligne, au-dessus de qui avoit esté, biffé · texte numérisé non relu

El est en interligne, au-dessus de qui avoit esté, biffé

6. Mémoires de M. d\irlaqnan , lonie I, p. 306, et Mémoires de J.-B. de la Fontaine, par Courtilz de Sandras, p. 386; Mémoires de Sonrelies, tomes 1, p. 246, et V, p. 372-373; Journal de Danqeau, tome VI, p. 249; Kunck-Brentano, la Bastille et ses dernières années (1898), p. 15. Le père avait épousé (contrat du 3 octobre 1650, Y 191, fol. 408 v°) Marguerite de Peyrols, que Sandras a dépeinte jalous<- et avare, et dont la mère était fille du célèbre éeuyer PluvineL

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ttoi et de la confiance personnelle. Avant qu'être riche1, il avoit marié sa fille àSaumery, sous-gouverneur des princes par la j)rotection et le choix de M. de Beauvillier : c'est celle dont j'ai parlé à l'occasion de M. de Duras-, Sa nièce3, héritière sans père ni mère, et le vieux Besmaus mort il y avoit longtemps, dépendoit de cette tante paternelle4 et de Villacerf, premier maître d'hôtel de Mme la duchesse de Bourgogne, son oncle maternel. Le mariage fut donc bientôt fait. M. et Mme de Beauvillier les prirent chez eux à Versailles comme leurs enfants; Mme de Beauvillier les traita de même5. La conduite toujours suivie qu'elle eut avec eux fut le chef-d'œuvre de l'amitié conjugale. Elle se livra à cette éducation avec un courage héroïque : je l'ai vue bien des fois, étant seul avec elle les soirs, les envoyer chercher sur le point que le plus court et le plus intime particulier ail oit arriver pour souper, que les grosses larmes lui tomboient des yeux, m'avouer ce que lui coûtoit le souvenir de la mort de ses enfants, renouvelé à tous moments par le fils et la belle-fille postiche6, puis recogner ses larmes qu'on7 ne s'en aperçût point, eux sur tous, me les louer, dire que ce n'étoit pas leur faute si elle avoit perdu ses enfants, que, si ce n'étoit pas une ressource pour elle, c'en8 étoit toujours une pour M. de Beauvillier, ce qui étoit tout pour elle, et, dès qu'ils arrivoient, leur faire cent caresses et toutes les amitiés possibles. Elle les

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