Ces corrigé en ses
8. Lettre du 18, reproduite par Dangeau, p. 161. Comparez les Mémoires militaires, p. 207. Les détails sur ce point sont très nombreux dans le Journal historique du siège cité ci-dessus, p. 3. note 5.
et l'artillerie y étoit servie avec les mêmes défauts, et par les mêmes1 raisons qu'elle l'avoit été à Barcelone, et que j'ai expliquées sur ce siège-là2.
M. le duc d'Orléans joignit M. de Vendôme sur le Mincio, le 17 juillet3, avec lequel il conféra tant qu'il put, non pas à beaucoup près tant qu'il voulut, moins encore autant qu'il étoit nécessaire. Le prétendu4 héros venoit de faire des fautes irréparables. Le prince Eugène venoit de passer le Pô presque devant lui5. On ignoroit ce que seroient devenus douze de nos bataillons postés au delà du Pô, près de l'endroit où il avoit passé ; il avoit pris tous les bateaux que nous avions sur ce fleuve, et il falloit pourtant en faire un pont pour passer l'armée et suivre les ennemis6. Vendôme craignit donc que ses fautes ne fussent aperçues; il vouloit que son successeur en demeurât chargé. D'autre part, il attendoit Marcin7; son orgueil le retenoit pour le plaisir de donner l'ordre à un maréchal de France et jouir du billet du Roi qu'il avoit obtenu8. En cette situation, impatient, fuyant les conférences, les abrégeant quand il
Duc d'Orléans
joint
Vendôme,
et n'en peut
rien tirer.