Il a écrit : pretentu. — 5. Le 48, précisément
6. Dangeau, p. 462; Sourches, p. 435; Mémoires militaires, p. 207-
7. Ici, Marchain. — Ce maréchal était arrivé avec le duc d'Orléans. En apprenant qu'il l'aurait quelques instants sous ses ordres, M. de Vendôme avait écrit au ministre (Mémoires militaires, p. 639-640, 46 juin) : « Il est rempli de courage, de bonne volonté, d'honneur et de probité; mais je ne lui crois pas assez d'étendue ni de fermeté dans la tête pour le charger des affaires d'Italie.... J'ai éprouvé plusieurs fois qu'on le fait changer de sentiment quand on veut, et qu'il est toujours de l'avis du dernier qui lui parle. »
8. Tome XIII, p. 315-316. « Il prenoit, en Lombardic, l'ordre de M. le duc d'Orléans, et le donnoit à M. de Marcin, qui y étoit déjà arrivé, » dit le Journal de Dangeau, p. 467.
ne pouvoit les éviter, il ne put éviter le perçant des yeux du prince, qui s'appliquoit à pénétrer l'état d'une besogne qui devenoit sienne, et qui désormais intéressoit son honneur. 11 acheva sur les lieux de découvrir à revers tout ce qu'il avoit déjà aperçu en éloignement, et y ajouta beaucoup d'autres connoissances, qu'il ne dissimula point, quoique avec modestie, et sur lesquelles Vendôme ne put rien alléguer de bon, ni même d'apparent1. Enfin Marcin arriva, et, sa dignité flétrie*, Vendôme partit sans délai3. Aussitôt après, M. d'Orléans tenta un petit combat avec Médavy, par un autre côté, qui auroit déconcerté la marche des ennemis, et qui eût infailliblement réussi, si Goito4 ne se fût pas misérablement rendu au moment que
4. Voici cependant comment se termine la lettre que le duc d'Orléans adressa au Roi le 48, lendemain de la jonction (Mémoires mili taires, p. 242-244) : « J'ai quitté ce matin M. de Vendôme. Je ne puis, sur son chapitre, m'empêcher de rendre compte à Votre Majesté de son application et du zèle infini qu'il a pour Votre Majesté. Il fait ici l'impossible et tire d'un pays comme celui-ci, qui, de plus, est médiocrement bien intentionné, des secours incroyables. Sans lui, nous n'aurions point du tout de ponts ; il nous fait trouver de la poudre, et je puis dire à Votre Majesté qu'il m'a prévenu sur toutes les inquiétudes que les affaires d'Espagne doivent donner en ce pays-ci, et rassuré par les bonnes mesures qu'il a prises. » D'ailleurs, le prince reconnaissait la situation assez « triste » pour qu'on pût prévoir l'arrivée de l'armée impériale jusque sous les murs de Turin. En ce cas, il eût voulu que M. de la Feuillade s'avançât au-devant d'Eugène jusqu'au Tanaro ou à Stradella, tandis que lui-même tomberait d'un autre côté sur l'ennemi.