‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 120 sur 610 · Afin, de telle manière qu'on · texte numérisé non relu

Afin, de telle manière qu'on

S. L'élision c corrige s\

traita toute sa vie comme1 ses véritables enfants et les mieux aimés, avec un intérêt en eux et des soins qui ne se peuvent exprimer; M. de Beauvillier de même. Toutes ces dispositions se firent de concert avec M. de Mortemart et Madame sa mère, pour ne préjudicier point aux droits de sa femme, fille de M. et de Mme de Beauvillier, qu'ils ne conservèrent que trop scrupuleusement2.

Bergeyck* arriva de Flandres sur la fin de novembre. Bergeyck Chamillart le logea et le défraya, et le présenta le soir au Roi chez Mme de Maintenon4. D'abord baron, puis comte, à dire vrai ni5 l'un ni l'autre qu'à la mode de nos ministres, c'étoit un homme de Flandres, et de meilleure famille qu'ils ne sont d'ordinaire6, qui avoit travaillé dans les finances des Pays-Bas sur la fin de Charles II, que l'électeur de Bavière y trouva fort employé, et qu'il y continua à la mort du roi d'Espagne7. Sa capacité et sa droiture donna confiance en lui ; sa fidélité et son zèle y répondirent, avec beaucoup d'esprit, de sens, de lumière, de justesse, une grande facilité de travail et d'abord, beaucoup de douceur avec tout le monde et dans la ma-

à Versailles;

son

caractère

et sa fortune.

[Add. S'-S. 707}

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