‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 121 sur 610 · Avant ?ig, il a biffé il n'estait · texte numérisé non relu

Avant ?ig, il a biffé il n'estait

0. Voyez l'article Brouchoven dans le Nobiliaire des Pays-Bas, par Herckcnrode, tome I, p. 3i0-3i3, et dans la Biographie nationale de Belgique, tome III, p. 97-99. Le père, à la fois financier, administrateur et diplomate, breveté du titre de baron en 1605, par le roi d'Kspagne, créé comte, et chevalier de Saint-Jacques en 1070, joua un rôle considérable dans les négociations d'Aix-la-Chapelle et de Nimègue, et passa par la cour de France en 1077. Le fils fut créé baron de Leefdael le 45 juin 1079, comte en 4688. La terre de Bergeyck est située dans le Brabant septentrional.

7. Lors de l'ouverture des négociations de décembre 1696, l'Électeur le. désigna pour sou plénipotentiaire : Dangeau, lome VI, p. 13.

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nière de gouverner, ane grande modestie, un entier désintéressement et beaucoup de vues. Il se pouvoit dire un homme très rare, et qui avoit une connoissance parfaite, non seulement des finances, mais de toutes les affaires des Pays-Bas, et de tout ce qui y étoit et pouvoit y être employé. Avec tous ces talents, grand travailleur et fort appliqué, et qui avoit une exactitude et une simplicité en tout singulière1. Il fut bientôt mis au timon des affaires de ces pays-là pour l'Espagne. C'étoit un homme qui ne s'avançoit jamais, qui ne parloit jamais aussi contre sa pensée, mais2 ferme dans ses avis, et qui les mettoit en tout leur jour, obéissant, après qu'il avoit dit toutes ses raisons, tout comme s'il les eût suivies, et non pas des ordres contraires ou différents de ce qu'il avoit cru et exposé comme meilleur. Il fut longtemps en première place. Il vécut plusieurs années content et retiré depuis l'avoir quittée, et ne se mêlant plus de rien. Fort homme de bien, point du tout riche, et n'ayant jamais rien fait pour sa famille. On auroit tiré de lui de grands et d'utiles services, si on l'avoit toujours cru, surtout sur les fins, et qu'on s'en fût servi jusqu'au bout de sa longue et intègre vie. Il fut peu à Versailles, et point à Paris, travailla fort avec Chamillart, et vit le Roi en particulier avec lui et tête à tête3. Chamillart l'aimoit fort, et tous nos ministres et

i. Comparez ce que Fénelon disait de lui en 1710: Correspondance, tome I, p. 135 et 414-416.

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