Mais est en interligne
3. Dangeau, 26 novembre : « M. de Chamillart travailla le soir avec le Roi, chez Mme de Maintenon, et lui présenta le baron de Bergevck, qui a servi dignement le roi d'Espagne, son maitre, en Flandre, où il étoit à la tête de toutes les affaires. M. de Chamillart le loge ici (à Versailles) chez lui, et il s'en retourne incessamment en Flandre, où il est fort nécessaire. » Selon les Mémoires de Sourches, p. 226, cette visite était en apparence pour régler les quartiers d'hiver; mais on soupçonnait quelque chose de bien plus important. S'agissait -il des négociations entamées en Hollande sur la base d'une cession de l'Espagne, des ouvertures faites à l'Électeur par le roi de Prusse. ou bien d'un projet <\o soulever les Flandres contre l'Archiduc,
nos généraux, et le Roi le traitoit avec amitié et distinction1. Il ne paroissoit point en public dans les divers voyages qu'il fit à la cour. Même dans sa retraite2, il conserva beaucoup de considération en Flandres, où il fut universellement aimé, estimé, honoré et regretté. Ce3 sont de ces trésors que les rois savent rarement connoître, et dont il est plus rare encore qu'ils ne se dégoûtent pas. Ses voyages ici étoient rares, et toujours fort courts4.
M. de Vendôme5, après avoir visité les places maritimes \ Vendôme de Flandres et tout ce voisinage de la mer6, arriva à Ver- de retoursailles les premiers jours de décembre7, et entretint le Roi longtemps8. 11 fut bien reçu parce qu'il étoit M. de Vendôme ; mais la différence fut entière d'avec ses deux derniers retours9. Ce restaurateur10 n'avoit rien redressé en
au lieu de rester sur la simple défensive, comme le conseillait Chamlay? Le général Pelet a inséré dans les Mémoires militaires, p. 585-594, un long mémoire que Bergeyck adressa à Chamillart dès son retour à Mons.
1. Dangeau, 28 novembre, p. 257 : « Le baron de Bergeyck est reparti pour la Flandre; le Roi est fort content de lui, et il est charmé du Roi. » Quelques jours plus tard, Mme de Maintenon écrivait à la princesse des Ursins (recueil Bossange, tome I, p. 67) : « Nous avons eu ici M. le comte de Bergeyck, sur les louanges duquel tout le monde s'accorde. Je suis si touchée de tout ce qu'on m'a dit de lui, que j'avois envie de le voir. Jugez par là du mérite que je lui crois. »
2. En 1714. A cette occasion, nous aurons un nouvel éloge de lui.